04 May 2011
Mettez fin à l'horreur des camps de prisonniers politiques en Corée du Nord

Photo satellite du camp pour prisonniers politiques de Yodok prise le 7 avril 2011.
© 2011 DigitalGlobe, Inc

Yodok est l'un des six camps nord-coréens de prisonniers politiques dont l'existence a été établie. Le quotidien des hommes, femmes et enfants qui y sont détenus est très dur : travaux forcés, nourriture en quantité insuffisante, passages à tabac, soins médicaux complètement inadaptés et conditions de vie insalubres. Beaucoup tombent malades, et un grand nombre meurent en détention ou peu après leur libération.

Quelque 50 000 personnes sont incarcérées à Yodok, et la plupart y ont été envoyées sans avoir été jugées ou bien à l'issue d'un procès manifestement inéquitable, sur la base d'« aveux » obtenus sous la torture. Il existe deux zones à Yodok. Les détenus de la « zone révolutionnaire » sont relâchés après avoir purgé leur peine, dont la durée peut aller de quelques mois à 10 ans. Les détenus de la « zone de contrôle total » ne sont jamais libérés.

Le camp de prisonniers politiques de Yodok doit être fermé afin que cessent ces atteintes épouvantables, systématiques et généralisées aux droits humains.

Parmi les personnes envoyées dans les camps de prisonniers politiques figurent des fonctionnaires dont le travail a été estimé insatisfaisant, des personnes ayant critiqué le régime ou la famille dirigeante, et d'autres soupçonnées de s'être adonnées à des activités « antigouvernementales » comme regarder ou écouter des émissions télévisées ou radiophoniques sud-coréennes.

Il arrive également que des proches de ceux qui sont soupçonnés d'infractions soient envoyés à Yodok. Il peut s'agir de leurs parents, grands-parents, sœurs, frères, nièces, neveux et cousins. Les bébés nés à Yodok deviennent automatiquement des détenus, et s'ils sont nés dans la « zone de contrôle total », ils y sont pour la vie.

Le gouvernement nord-coréen nie l'existence sur son territoire de camps pour prisonniers politiques, notamment du camp de Yodok, malgré les témoignages d'anciens détenus et les photographies par satellites qui confirment leur existence.

Agissez dès maintenant pour demander la fermeture de Yodok.
Signez notre pétition, qui sera envoyée au président de la Commission de la défense nationale, Kim Jong-il, et à l'ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée auprès des Nations unies, So Se Pyong, afin de les exhorter à :

 

  • Admettre l'existence de Yodok et d'autres camps de prisonniers politiques en Corée du Nord
  • Fermer immédiatement Yodok et tous les autres camps de prisonniers politiques en Corée du Nord
  • Relâcher immédiatement et sans condition tous les prisonniers d'opinion, y compris les parents placés en détention car ils sont considérés « coupables par association ». Tous les autres détenus doivent être remis en liberté, à moins qu'ils ne soient inculpés d'infractions reconnues par le droit international, maintenus en détention par un tribunal indépendant aux fins de l'enquête et qu'ils ne bénéficient d'un procès équitable.
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