17 March 2011
Agissez pour le droit au logement des Roms à Rome !

Les enfants roms et leurs familles doivent vivre dans de vraies maisons, où ils pourront jouir pleinement de leurs droits fondamentaux !

Un an après le lancement de la campagne d'Amnesty International sur les violations du droit au logement des Roms installés à Rome, en Italie, avec la publication d'un rapport intitulé The wrong answer – Italy's Nomad Plan violates the housing rights of Roma in Rome, les membres et sympathisants de l'organisation dans le monde entier attendent toujours que les autorités italiennes assument leurs responsabilités.

La mise en œuvre du « plan Nomades » ne fait qu'aggraver la pauvreté et la marginalisation des Roms concernés. En effet, ce plan entraîne les enfants roms et leurs familles dans un cycle d'expulsions forcées, ce qui perturbe la fréquentation de l'école par les enfants et annihile toute chance d'intégration sur le territoire. La ségrégation dans des camps dégradés et surpeuplés est proposée comme l'unique solution.

C'est pourquoi Amnesty International appelle les autorités locales et nationales à mettre fin aux expulsions forcées et à revoir le « plan Nomades » en vue de le mettre en conformité avec les lois et normes internationales. Des solutions de relogement adaptées doivent être proposées à l'issue d'une réelle consultation avec les communautés roms, afin que les enfants roms et leurs familles puissent s'installer dans de vraies maisons, où ils pourront jouir pleinement de leurs droits humains.


Participez à l'action organisée par Amnesty International en faveur des enfants roms à Rome

Photo : © Amnesty International

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Les enfants roms et leurs familles doivent vivre dans de vraies maisons, où ils pourront jouir pleinement de leurs droits fondamentaux !

Les enfants roms et leurs familles doivent vivre dans de vraies maisons, où ils pourront jouir pleinement de leurs droits fondamentaux !
Monsieur le ministre, Monsieur le préfet, Monsieur le maire,

Je vous engage à respecter les droits humains de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants roms qui vivent en Italie, et plus particulièrement à concrétiser le droit au logement des Roms installés à Rome.

Je m'inquiète tout spécialement des effets néfastes du « plan Nomades », qui ne fait qu'aggraver la pauvreté et la marginalisation des Roms concernés. Partant de l'idée préconçue que tous les Roms sont nomades, ce plan les condamne à subir un cycle d'expulsions forcées, ce qui perturbe la fréquentation de l'école par les enfants et annihile toute chance d'intégration sur le territoire. Loin d'être une solution, la ségrégation dans des campements dégradés et surpeuplés doit être considérée pour ce qu'elle est, le cœur du problème.

Par ailleurs, vous avez dû être touché par les événements tragiques de la nuit du 6 février, lorsque quatre enfants – Raul Mircea, Fernando, Patrizia et Sebastian – ont trouvé la mort dans un incendie provoqué par des braises tombées d'un brasero qui ont mis le feu à la cabane de fortune dans laquelle ils dormaient. J'ai appris que ces enfants avaient été expulsés d'un autre camp une année auparavant, sans qu'aucune solution de relogement ne soit proposée à la famille. Il me semble plausible d'affirmer que, si leur famille avait bénéficié du droit à un logement convenable à ce moment-là, la mort de ces quatre enfants aurait pu être évitée.

Aussi je vous demande de placer les droits humains au cœur de toute discussion sur les enfants, les hommes et les femmes roms qui vivent en Italie et de redoubler d'efforts pour qu'une telle tragédie ne se reproduise pas.

Plus particulièrement, je vous exhorte, ainsi que le préfet et le maire de Rome, à :
- suspendre immédiatement le « plan Nomades » et prendre des mesures afin de le modifier en consultation avec les personnes touchées ;
- veiller à ce que le nouveau plan propose des solutions de logement adaptées à tous les Roms concernés ;
- stopper immédiatement toutes les expulsions forcées et veiller à ce que les expulsions ne soient envisagées qu'en dernier ressort et dans le plein respect des garanties inscrites dans les normes régionales et internationales relatives aux droits humains, notamment en termes de consultation et de solutions de relogement adaptées.

Vous remerciant de votre attention, je vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, Monsieur le préfet, Monsieur le maire, l'expression de ma haute considération.

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