Mali - Amnesty International Rapport 2010

Human Rights in RÉPUBLIQUE DU MALI

Amnesty International  Report 2013


The 2013 Annual Report on
Mali is now live »

Chef de l’État
Amadou Toumani Touré
Chef du gouvernement
Modibo Sidibé
Peine de mort
abolie en pratique
Population
13 millions
Espérance de vie
48,1 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F)
193 / 188 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes
26,2 %

Un projet de loi visant à l’égalité des droits entre hommes et femmes a suscité la polémique et entraîné des protestations. Au moins 10 personnes ont été condamnées à mort ; aucune exécution n’a eu lieu.

Contexte

Le gouvernement et les groupes armés touaregs du Niger et du Mali ont conclu en octobre un nouvel accord de paix. Les autorités maliennes se sont engagées à développer la région de Kidal et les groupes armés touaregs ont accepté de coopérer avec elles dans leur lutte contre l’organisation Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En janvier, un groupe armé touareg a libéré trois soldats maliens détenus depuis 2008. L’armée a quant à elle remis en liberté des membres d’un groupe armé touareg en juin.

En janvier, quatre touristes européens ont été enlevés dans le nord du pays par AQMI. Deux d’entre eux ont recouvré la liberté en avril, et un troisième en juillet. Le Britannique Edwin Dyer aurait été exécuté en juin à la suite du refus des autorités britanniques de libérer Abou Qatada (voir Royaume-Uni). Capturés au Niger en décembre 2008 par AQMI, Robert Fowler, émissaire des Nations unies de nationalité canadienne, et Louis Guay, son assistant, ont été libérés en avril au Mali. L’organisation a par ailleurs affirmé détenir Pierre Camatte, un Français enlevé en novembre dans le nord du Mali. D’autres otages européens kidnappés en Mauritanie étaient semble-t-il détenus au Mali (voir Mauritanie).

Droits des femmes

Le projet de loi relatif au Code des personnes et de la famille, qui accorde aux femmes l’égalité des droits, a suscité de nombreux débats. Le texte fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans et dispose que les deux époux doivent donner leur consentement en cas de mariage ou de divorce. Il prévoit l’exercice conjoint de l’autorité parentale par le père et la mère et attribue aux femmes les mêmes droits que ceux des hommes en matière de succession.

Après l’adoption du Code, en août, des groupes religieux ont pris la tête de manifestations qui ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans tout le pays. Les organisations de défense des droits des femmes ont fait preuve de réactions mitigées, la plupart réclamant davantage de dialogue. Le président Amadou Toumani Touré a alors renvoyé le texte pour une seconde lecture devant le Parlement.

Peine de mort

Au moins 10 condamnations à la peine capitale ont été prononcées.

  • Le 12 mars, la cour d’assises de Bamako a condamné à mort Makan Diarra pour le meurtre d’un enfant de six ans. L’avocat de cet homme a avancé dans sa plaidoirie le fait que son client était atteint de troubles mentaux.