04 November 2010
Demandez la libération d'un Marocain de 73 ans injustement condamné !

Kaddour Terhzaz, militaire de haut rang à la retraite âgé de 73 ans, a déjà passé deux ans derrière les barreaux à la prison de Salé pour « divulgation de secrets militaires ».

Amnesty International estime que cet homme est victime de détention arbitraire car il a été condamné uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression.

Écroué en novembre 2008, Kaddour Terhzaz est maintenu à l'isolement depuis novembre 2009, et il doit purger encore 10 années de prison aux termes de sa condamnation. Malgré son âge avancé, il dort sur une couverture et les autorités refusent de lui fournir un matelas. Souffrant d'hypertension et d'hypercholestérolémie, il a besoin de médicaments et d'examens médicaux réguliers. À l'approche de l'hiver, sa famille est très inquiète pour sa santé.

Kaddour Terhzaz a été condamné sur la base d'une lettre qu'il a envoyée au roi Mohammed VI, dans laquelle il lui demandait d'améliorer la situation des anciens pilotes faits prisonniers par le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), groupe armé qui réclame l'indépendance du Sahara occidental, un territoire annexé par le Maroc en 1975.

Il a également remis cette lettre à Ali Najab, un ancien pilote capturé par le Front Polisario qui militait en faveur d'un meilleur traitement des anciens prisonniers de guerre au Maroc.

Kaddour Terhzaz a été condamné pour avoir divulgué des informations « confidentielles » car il a affirmé dans cette lettre que les avions marocains n'étaient pas équipés de systèmes antimissiles durant le conflit entre le Maroc et le Front Polisario (1975-1991).

Amnesty International considère que le fait de révéler cette information ne représente pas une véritable menace pour la sécurité nationale, d'autant qu'un cessez-le-feu est entré en vigueur en 1991.

Kaddour Terhzaz a été arrêté le 9 novembre 2008 à Rabat. Le 28 novembre, il a été condamné à 12 ans d'emprisonnement par un tribunal militaire pour avoir porté atteinte à la « sûreté extérieure » du Maroc en divulguant un secret de « défense nationale ».

Sa condamnation constitue une restriction injustifiée de la liberté d'expression au regard du droit international relatif aux droits humains.

De plus, son procès devant le tribunal militaire n'a pas été pleinement conforme aux normes internationales d'équité. Le principal témoin de la défense n'a pas été appelé à la barre et l'audience a eu lieu trop peu de temps après son arrestation pour permettre la préparation d'une défense efficace.

Sonia Terhzaz, sa fille, a déclaré à Amnesty International : « Notre père ne devrait pas passer sa retraite à dépérir en prison à l'âge de 73 ans, d'autant que son “crime” n'a été que d'exprimer son opinion […]. Nous espérons que vos messages et votre aide conduiront à sa libération. »

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