Annual Report 2013
The state of the world's human rights

20 April 2010

Il faut que la police zimbabwéenne mette fin à l'intimidation des militants

Il faut que la police zimbabwéenne mette fin à l'intimidation des militants

Amnesty International a exhorté la police du Zimbabwe à cesser d'intimider les militants et de les empêcher d'exercer leur droit de se réunir pacifiquement.

Cet appel a été lancé en réaction à l'arrestation et au maintien en garde à vue pendant cinq jours sans inculpation de quatre militantes, qui ont été finalement libérées après que le bureau du procureur général eut refusé d'engager des poursuites à leur encontre.

Jenni Williams, Magodonga Mahlangu, Clara Manjengwa et Celina Madukani, toutes quatre membres de Femmes du Zimbabwe, debout ! (WOZA), ont été arrêtées le 15 avril alors qu'elles participaient à une manifestation pacifique pour protester contre l'augmentation du prix de l'électricité dans la capitale du pays, Harare. Elles ont été arrêtées en même temps que 61 autres personnes, qui ont été libérées par la suite.

« Nous nous félicitons de la libération des quatre militantes mais sommes préoccupés par les abus de pouvoir systématiques de la police à l'encontre des défenseurs des droits humains qui manifestent pacifiquement », a déclaré Simeon Mawanza, spécialiste du Zimbabwe à Amnesty International.

« Il est inacceptable que trente ans après l'indépendance, les militants continuent d'être confrontés au harcèlement, à la peur et aux menaces. »

Amnesty International appelle le gouvernement d'union nationale du Zimbabwe à mettre un terme au harcèlement dont les défenseurs des droits humains sont actuellement la cible. Le fait de persécuter des défenseurs des droits humains en raison de leurs activités légitimes constitue une violation de l'article 9 de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.

Amnesty International a recensé nombre d'opérations politisées et partisanes menées par des membres de la police nationale, en particulier de sa section chargée du maintien de l'ordre, qui visent à faire taire les défenseurs des droits humains.

Au mois de mars, la police a arrêté Okay Machisa, directeur de l'association de défense des droits humains ZimRights, ainsi que l'artiste Owen Maseko.

Owen Maseko a été arrêté et inculpé en application de la Loi relative à l'ordre public et à la sécurité après avoir organisé une exposition sur les atrocités commises par les agents de la sûreté d'État dans les années 1980 au Matabeleland. Il a finalement été libéré sous caution. L'arrestation d'Okay Machisa a contraint le directeur d'association à quitter temporairement le pays.

«  Une réforme de la police nationale est nécessaire pour mettre fin à la culture de l'impunité qui sévit tout particulièrement au sein de la section chargée du maintien de l'ordre. Les cas décrits ici illustrent la nécessité d'une telle réforme pour que l'Accord politique global permette d'instaurer paix et stabilité. »

Issue

Activists 
Detention 
Freedom Of Expression 
Law Enforcement 
Prisoners Of Conscience 
Women 

Country

Zimbabwe 

Region

Africa 

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