Maldives

Human Rights in République des Maldives

Amnesty International  Report 2013


The 2013 Annual Report on
Maldives is now live »

Chef de l’État et du gouvernement Maumoon Abdul Gayoom, 
remplacé par Mohamed Nasheed le 11 novembre

Peine de mort abolie en pratique

Population 0,311 million

Espérance de vie 67 ans

Mortalité des moins de cinq ans (M/F) 41 / 41‰

Taux d’alphabétisation des adultes 96,3 %


L’adoption d’une nouvelle Constitution, accompagnée de nombreuses avancées législatives, a été suivie, deux mois plus tard, de l’élection du premier nouveau président du pays depuis trente ans. Certaines questions étaient toujours en suspens à la fin de l’année sur le plan administratif et judiciaire, et la grave pénurie de logements décents restait problématique. 


Contexte


En octobre, l’ancien prisonnier d’opinion Mohamed Nasheed a été élu à la présidence à l’issue de la première élection présidentielle multipartite jamais organisée dans le pays ; il a pris ses fonctions en novembre. Une coalition de partis politiques menée par son Parti démocratique maldivien a battu une autre coalition menée par le parti Dhivehi Rayyithunge (Peuples maldiviens) du président sortant Maumoon Abdul Gayoom. 


Évolutions législatives, constitutionnelles ou institutionnelles


Une nouvelle Constitution a été promulguée en août. Elle prévoit une plus grande indépendance de la justice, une réduction des pouvoirs exécutifs attribués au président et un renforcement du rôle du Parlement. Elle empêche toutefois les non-musulmans d’obtenir la citoyenneté maldivienne.


En vue de la mise en œuvre de cette nouvelle Constitution, le premier procureur général a été nommé en septembre. Le même mois, cinq juges ont également prêté serment devant la première Cour suprême, plus haute juridiction d’appel. Cependant, en raison de la grave pénurie d’avocats et de juges qualifiés, il était difficile de garantir que les procès soient équitables et se tiennent dans les meilleurs délais, si bien que la justice pénale ne pouvait fonctionner pleinement et de manière satisfaisante. 


"... la Commission des droits humains des Maldives a signalé une grave pénurie de logements décents alors même que les informations persistaient concernant l’importance du surpeuplement..."

En septembre, le Parlement a adopté la Loi sur la commission anticorruption, mais cette commission n’était pas encore entièrement opérationnelle à la fin de l’année. 


Le président Nasheed s’est engagé à faire respecter l’état de droit, à défendre les droits humains et à renforcer le processus politique et administratif. Une grande partie du projet de nouveau code pénal, soumis au Parlement en 2007, n’avait toujours pas été adoptée à la fin de l’année.


Droits en matière de logement


En novembre, la Commission des droits humains des Maldives a signalé une grave pénurie de logements décents alors même que les informations persistaient concernant l’importance du surpeuplement, notamment à Malé, la capitale. Les Maldives demeuraient menacées par la hausse mondiale du niveau des mers, et l’érosion a encore grignoté certaines îles. 


Documents d’Amnesty International


Maldives. Le nouveau président doit veiller à ce que les droits humains soient protégés durablement (29 octobre 2008).