Annual Report 2013
The state of the world's human rights

28 July 2009

Le Japon s'engage à mettre fin à l'impunité pour les disparitions forcées

Le Japon s'engage à mettre fin à l'impunité pour les disparitions forcées
Le 23 juillet, le Japon a pris une importante mesure en vue de mettre un terme à l'impunité dans les affaires de disparitions forcées en ratifiant un traité des Nations unies relatif aux droits humains.

En décembre 2006, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (Convention contre les disparitions forcées). Ce traité vise à prévenir les disparitions forcées et, lorsque de tels crimes sont commis, à faire émerger la vérité et à garantir que les responsables seront sanctionnés et que les victimes et leur famille recevront réparation.

Le Japon a déposé un instrument de ratification de la Convention contre les disparitions forcées auprès du cabinet du secrétaire général des Nations unies le 23 juillet. C'est le douzième pays du monde et le premier en Asie à le faire.

« Amnesty International se réjouit du fait que le Japon a ratifié la Convention contre les disparitions forcées, a déclaré Christopher Hall, conseiller juridique principal d'Amnesty International. Ce faisant, le Japon a montré sa détermination à mettre un terme à l'impunité pour l'une des pires violations des droits humains. Cette ratification est aussi très importante parce que c'est la première émanant d'un pays asiatique. »

Amnesty International a appelé le Japon à franchir une nouvelle étape en reconnaissant la compétence du Comité des disparitions forcées, habilité à recevoir des éléments présentés par des personnes et des États dans les affaires de disparitions forcées.

La Convention contre les disparitions forcées représente l'aboutissement d'un long effort, mené par de nombreuses familles de disparus, des organisations non gouvernementales (ONG) et des gouvernements, pour faire face au problème persistant des disparitions forcées au moyen du droit international.

« La Convention contre les disparitions forcées est l'un des plus puissants traités relatifs aux droits humains jamais adoptés par les Nations unies, a indiqué Christopher Hall. Par le passé, les auteurs de telles infractions agissaient en sachant qu'il était peu probable qu'ils aient à répondre de leurs actes, et les familles de victimes étaient privées du droit d'obtenir justice. La Convention contre les disparitions forcées est un outil important pour permettre à la communauté internationale de mettre fin à cette tendance. »

Amnesty International a déclaré que le Japon devait maintenant prendre les autres mesures nécessaires au regard de ses obligations internationales afin d'éradiquer l'impunité dans les affaires de disparitions forcées, en adoptant ou en modifiant les lois essentielles pour la mise en œuvre de la Convention contre les disparitions forcées.

« Amnesty International exhorte le Japon à adopter dans les meilleurs délais des lois d'application efficaces ou à modifier la législation existante, a expliqué Christopher Hall. En veillant à ce que son territoire ne soit pas un refuge pour les auteurs de disparitions forcées, le Japon donnera au monde – notamment aux autres pays asiatiques – un important exemple à suivre. »

Issue

Disappearances And Abductions 
United Nations 

Country

Japan 

Region

Asia And The Pacific 

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