Annual Report 2013
The state of the world's human rights

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8 May 2009

Tchad. Une intervention internationale est nécessaire pour éviter une crise humanitaire

Amnesty International appelle toutes les parties au conflit dans l’est du Tchad à ne pas attaquer ni mettre en danger les civils. Elle demande au Conseil de sécurité des Nations unies, qui se réunit ce vendredi 8 mai pour discuter de la crise au Tchad, de veiller à ce que l’ensemble de l’effectif de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) soit immédiatement déployé, et à ce que cette mission dispose des ressources nécessaires pour remplir son mandat.

« Les affrontements actuels entre les forces gouvernementales et des groupes armés d'opposition rendent illusoire la sécurité que la communauté internationale avait promise à la population tchadienne et aux réfugiés du Darfour », a déclaré Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d’Amnesty International.

Cela fait près de quatorze mois qu’une force militaire internationale chargée de protéger les réfugiés et les Tchadiens déplacés, ainsi que les agences onusiennes et les organisations humanitaires, est présente dans l’est du Tchad. Mais les effectifs et les ressources de cette force internationale sont insuffisants.

Dans un rapport qu’il a remis au Conseil de sécurité le 14 avril 2009, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué que la MINURCAT n’avait déployé que 40 % des 5 200 casques bleus prévus. La force de l’ONU n’a reçu d’engagements que pour six des 18 hélicoptères militaires nécessaires.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par les informations selon lesquelles l’accroissement des affrontements entre forces gouvernementales et groupes armés d’opposition a contraint plusieurs organisations humanitaires à quitter différentes zones de l'est du pays, a déclaré Tawanda Hondora. La population de l’est du Tchad a besoin d’être protégée, dès maintenant. La lenteur du déploiement des casques bleus a accru la vulnérabilité des civils. »

« Il faut que le Conseil de sécurité demande aux gouvernements de fournir immédiatement les contingents qui manquent ainsi que tout le matériel nécessaire, dont des hélicoptères. »

Amnesty International a reçu des informations montrant que l’insécurité et les graves violations des droits humains continuent d’être le lot quotidien d’une grande partie de la population de l’est du pays, et en particulier des femmes, jeunes filles et fillettes. Les Tchadiens déplacés à l’intérieur du pays, la population locale, les réfugiés du Darfour, les agences humanitaires de l’ONU ainsi que les ONG nationales et internationales qui portent secours à ceux qui en ont besoin dans l’est tchadien vivent tous dans un climat d’insécurité et sont de plus en plus souvent victimes d’attaques violentes.

Complément d’information

Des combattants rattachés à des groupes armés d’opposition ont commencé à gagner l’est du Tchad au début du mois de mai et se sont affrontés à plusieurs reprises avec l’armée tchadienne. La confusion et l’incertitude qui règnent quant aux lieux où se trouvent les groupes armés, et les objectifs qu'ils poursuivent, ont créé un climat d'inquiétude considérable qui a conduit de nombreuses agences et ONG humanitaires à restreindre leurs activités dans l’est du Tchad.

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Region Africa
Country Chad
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