Document - Amnesty International/Reprieve conference: Guantánamo -- only the tip of an iceberg of abuse.
«LUTTER CONTRE LA TORTURE
DANS LE MONDE ENTIER :
À GUANTÀNAMO BAY, BAGRAM ET AILLEURS»
Conférence internationale organisée à Londres,
du 19 au 21 novembre 2005,
au Centre des droits humains de la section britannique d’Amnesty International
Compte rendu du lundi 21 novembre 2005
AMNESTY INTERNATIONAL / REPRIEVE
Document Public
Index AI : POL 30/037/2005
ÉFAI
«Où est l’indignation publique?»,a demandé Irene Khan, la secrétaire général d’Amnesty International, le dernier jour de la conférence organisée avec l’association Reprieve.
Ces trois journées ont permis de braquer les projecteurs sur Guantánamo, où beaucoup de participants ont passé un certain temps. Le centre est devenu le symbole d’une situation où les pouvoirs publics s’écartent du droit au nom de la «guerre contre le terrorisme».
Mais Guantánamo ne représente que la partie visible de l’iceberg. Les détentions secrètes, les restitutions, les procès inéquitables et les «disparitions» favorisent la torture et créent des dissensions. À terme, ces pratiques nous mettent tous en danger.
«Nous sommes dans une situation où les valeurs communes sont trahies, où il y a deux poids deux mesures et où les États tiennent un double discours, a ajouté Irene Khan. Ce n’est qu’en continuant à travailler tous ensemble – anciens détenus, familles, avocats et autres militants – et en utilisant différentes tactiques – actions en direction des médias, recours en justice, manifestations et envoi de lettres – que nous pourrons mettre fin aux violations et combattre l’impunité dont jouissent les responsables de torture et de mauvais traitements.
«Grâce au réseau mondial de militants d’Amnesty International dans 74 pays, nous devons galvaniser l’opinion publique pour parvenir à la sécurité en faisant respecter les droits humains et la dignité humaine. Chacun et chacune d’entre nous doit prendre la responsabilité de secouer l’apathie de l’opinion publique.»
Pour reprendre les termes de Clive Stafford-Smith, directeur juridique de Reprieve: «Et VOUS, que comptez-vous faire?»
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