Document - Israel/OTP: Further information: Palestinian still at risk after hunger strike: Akram Rikhawi

Israël et territoires palestiniens occupés. Un Palestinien encore en danger après sa grève de la faim

Action complémentaire sur l'AU 212/12, MDE 15/044/2012 – Israël et territoires palestiniens occupés 25 juillet 2012 25 juillet 2012

ACTION URGENTE

UN PALESTINIEN ENCORE EN DANGER APRÈS SA GRÈVE DE LA FAIM

Au bout de 102 jours, Akram Rikhawi a mis un terme à sa grève de la faim, après que les autorités israéliennes ont accepté de le relâcher avec six mois d'avance. Cet homme a besoin de soins médicaux spécialisés car il souffre de plusieurs graves pathologies chroniques.

Le 23 juillet 2012, un avocat de l'ONG locale Addameer a rendu visite à Akram Rikhawi. Il a par la suite confié à Amnesty International que celui-ci avait accepté la veille de cesser sa grève de la faim. Le même jour, Akram Rikhawi, qui était alors à l'isolement, a été placé dans une cellule avec d'autres prisonniers. Cet homme se trouve actuellement à la clinique de la prison de Ramleh, en Israël, qui dépend des Services pénitentiaires israéliens et qui ne peut lui fournir les soins spécialisés dont il a besoin. On ignore si celui-ci a reçu des conseils nutritionnels concernant l'alimentation à adopter après une longue grève de la faim, d'autant plus qu'il est censé jeûner durant le ramadan, un mois sacré pour les musulmans.

Pendant sa grève, Akram Rikhawi n'a pu recevoir la visite d'un médecin indépendant, travaillant pour l'ONG Médecins pour les droits humains (MDH) - Israël, qu'à deux reprises, le 6 juin et le 4 juillet 2012. Ce médecin lui a notamment recommandé de consulter un pneumologue et un ophtalmologiste pour son œil droit, qui semble atteint d'une cataracte et qui pourrait nécessiter une intervention. MDH-Israël a demandé à plusieurs reprises que cet homme puisse voir un médecin indépendant.

Le 19 juillet dernier, Addameer, MDH-Israël et Al Haq, une autre organisation locale de défense des droits humains, ont publié une déclaration dans laquelle elles exprimaient de nouveau leurs craintes quant à la santé défaillante d'Akram Rikhawi, arguant que les avocats qui lui ont rendu visite auraient affirmé qu'il ne pouvait plus bouger sa jambe et sa main gauches. De plus, le 17 juillet, cet homme est tombé, se heurtant la tête contre le sol. Il a ensuite été brièvement soigné à l'hôpital Assaf Harofeh.

Akram Rikhawi souffre de plusieurs pathologies chroniques, notamment de diabète, d'asthme et d'ostéoporose, et il présente un taux de cholestérol élevé. Selon un médecin de MDH-Israël, cet homme a reçu de très fortes doses de stéroïdes pour son asthme, ce qui pourrait « provoquer de graves dommages irréversibles à long terme ».

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en hébreu, en anglais ou dans votre propre langue :

exhortez les autorités à veiller à ce qu'Akram Rikhawi ait pleinement accès aux soins médicaux dont il a besoin, comprenant des examens supplémentaires dans des hôpitaux civils disposant d'équipements spécialisés, ainsi que des consultations avec le médecin indépendant de son choix.

VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 4 SEPTEMBRE 2012 À :

Vice-Premier ministre et ministre de la Défense

Ehud Barak, Ministry of Defence

37 Kaplan Street, Hakirya

Tel Aviv 61909, Israël

Fax : +972 3 69 16940/62757

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Commissaire des Services pénitentiaires israéliens

Lieutenant-General Aharon Franco

Israel Prison Service, PO Box 81

Ramleh 72100, Israël

Fax : +972 8 919 3800

Formule d'appel : Dear Lieutenant-General, / Monsieur,

Copies à :

Juge militaire et général de brigade

Brigadier General Danny Efroni

6 David Elazar Street

Hakirya, Tel Aviv, Israël

Fax : +972 3 569 4526

Courriel : avimn@idf.gov.il

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques d'Israël dans votre pays (adresse/s à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de l'AU 212/12. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/040/2012/fr.

ACTION URGENTE

UN PALESTINIEN ENCORE EN DANGER APRÈS SA GRÈVE DE LA FAIM

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Akram Rikhawi, 38 ans, a été arrêté en 2004 à un poste de contrôle par les forces de sécurité israéliennes alors qu'il rentrait chez lui à Rafah, dans la bande de Gaza. La même année, il a été condamné à neuf ans d'emprisonnement par un tribunal militaire. Amnesty International ignore de quoi il a été déclaré coupable.

Cet homme figurait parmi les quelque 2 000 prisonniers et détenus palestiniens qui ont mené une grève de la faim pour protester contre les mauvaises conditions carcérales, y compris les placements à l'isolement, le fait de ne pas pouvoir voir leurs familles et les détentions sans inculpation. Ce mouvement collectif a pris fin le 14 mai dernier, à la suite d'un accord conclu avec les autorités israéliennes sous médiation égyptienne. Aux termes de cet accord, Israël s'engageait à mettre fin à la détention à l'isolement de 19 prisonniers et à lever l'interdiction des visites familiales aux prisonniers originaires de la bande de Gaza. Entre le 16 et le 23 juillet, 92 proches de plusieurs de ces détenus ont pu leur rendre visite à la prison de Ramon (ou Nafkha), dans le sud d'Israël. C'est la première fois depuis 2007 que les autorités israéliennes autorisaient des personnes originaires de Gaza et incarcérées en Israël à voir leurs familles. Néanmoins, Akram Rikhawi ne faisait pas partie de ceux bénéficiant d'un tel privilège ; il n'a pas vu sa famille, qui vit à Gaza, depuis 2006.

Pendant sa grève de la faim, cet homme a été placé à l'isolement, dans le but apparent de le punir. Il avait entamé cette grève pour protester contre les soins médicaux inadaptés qui lui était prodigués en prison, ce qui l'avait amené à réclamer sa libération anticipée, mais il s'était vu opposer un refus à deux reprises. MDH-Israël a demandé plusieurs fois aux Services pénitentiaires israéliens de permettre à celui-ci de se faire examiner par un médecin indépendant et de faire appel devant un tribunal de district, mais les Services n'ont autorisé que deux consultations.

Le 24 juin dernier, Akram Rikhawi a été transporté à l'hôpital public Assaf Harofeh, en Israël, où il a passé deux jours enchaîné à son lit, ce qui constitue une forme de mauvais traitement, jusqu'à son retour en prison.

Selon Addameer, au moins trois autres Palestiniens détenus en Israël mèneraient encore une grève de la faim. Hassan Safadi et Samer al Barq contestent leur maintien en détention sans inculpation (voir

http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/038/2012/fr).

Ayman Sharawna a été arrêté le 31 janvier 2012, trois mois après avoir été libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers en octobre 2011. Quelque 477 prisonniers palestiniens ont ainsi été relâchés par Israël en échange du soldat israélien Gilad Shalit, qui a alors retrouvé la liberté plus de cinq ans après avoir été capturé par des groupes palestiniens armés de Gaza, lors d'une attaque transfrontalière le 25 juin 2006. Selon Addameer, les autorités israéliennes affirment qu'Ayman Sharawna n'a pas respecté les conditions de sa libération et qu'il purge actuellement le reste de sa peine. Celui-ci mène une grève de la faim depuis le 1er juillet dernier pour contester son renvoi en prison. Ces trois hommes seraient détenus à l'isolement.

Nom : Akram Rikhawi

Genre : homme

Action complémentaire sur l'AU 212/12, MDE 15/044/2012, 25 juillet 2012

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