Document - Israel: Vanunu should now be released, says Amnesty International
AMNESTY INTERNATIONAL
BULLETIN D'INFORMATIONS 46/98
ISRAËL
Amnesty International demande la libération immédiate de Mordechai Vanunu
Index AI : MDE 15/22/98
Ayant appris que Mordechai Vanunu avait été autorisé pour la première fois à quitter la cellule où il était maintenu à l’isolement depuis plus de onze ans, Amnesty International appelle les autorités israéliennes à faire un pas supplémentaire et à le relâcher en réparation des violations des droits humains dont il a été et continue d’être victime.
« Permettre à quelqu’un de quitter la cellule où il a été placé à l’isolement alors qu’il n’aurait jamais dû subir des conditions aussi effroyables et déshumanisantes n’est qu’un premier pas, a déclaré ce jour (vendredi 13 mars 1998) Amnesty International. Mordechai Vanunu doit maintenant être remis en liberté. »
Les droits fondamentaux de Mordechai Vanunu ont été constamment bafoués depuis le jour où il a communiqué au journal britannique The Sunday Times, à Londres, des informations classées secrètes qui révélaient que malgré ses démentis, l’État hébreu menait à l’insu de tous un important programme d’armement nucléaire. L’enlèvement de Mordechai Vanunu par des agents du gouvernement israélien, en septembre 1986 à Rome, fut ni plus ni moins une arrestation arbitraire, suivie d’un placement en détention secrète en Israël. C’est seulement en novembre 1986 que son incarcération a été officiellement reconnue. En outre, son procès s’est déroulé entièrement à huis clos, et on l’a empêché de parler – parfois en le bâillonnant – à chacune de ses apparitions devant les tribunaux depuis lors.
Jeudi, pour la première fois, Mordechai Vanunu a été autorisé à quitter la cellule où il est maintenu à l’isolement, dans la prison d’Ashkelon, et à rejoindre d’autres détenus israéliens.
Les responsables de l’État hébreu n’ont cessé d’affirmer aux délégués et aux membres d’Amnesty International que Mordechai Vanunu ne pouvait être libéré, ni autorisé à se mêler à d’autres personnes, car la sécurité d’Israël aurait été menacée par la révélation de ces informations dont il a eu connaissance il y a maintenant douze ans.
« Les autorités israéliennes ayant désormais, par leurs actes, renoncé à ce mensonge, nous les appelons une fois encore à mettre un point final à cette dramatique histoire et à relâcher Mordechai Vanunu », a conclu Amnesty International l
La version originale a été publiée par Amnesty International, Secretariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi. La version française a été traduite et diffusée par les Éditions francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
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