Document - Serbia: Amnesty International deplores Belgrade’s forced eviction

Serbie. Amnesty International désapprouve l'expulsion forcée qui a eu lieu à Belgrade

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

AILRC-FR

20 septembre 2012

Index AI : EUR 70/018/2012

Serbie. Amnesty International désapprouve l'expulsion forcée qui a eu lieu à Belgrade

Amnesty International désapprouve l'expulsion forcée, le 20 septembre, de plus de 80 Roms – dont 40 enfants – du site d'une usine désaffectée à Belgrade.

L'organisation appelle une nouvelle fois le maire de Belgrade, Dragan Dilas, à mettre fin aux expulsions forcées dans sa ville.

Amnesty International note que 15 des 23 familles expulsées du site de la rue Zemunska, dans le quartier du Nouveau Belgrade, avaient déjà été expulsées de force par les autorités municipales du quartier informel de Belvil au mois d'avril. N'étant pas inscrites sur les listes d'habitants de la ville de Belgrade, elles avaient dû retourner dans le sud de la Serbie à la suite de leur expulsion. N'ayant pas réussi à trouver du travail dans leurs villes d'origine, elles étaient revenues dans la capitale.

Selon Amnesty International, la politique de la ville qui consiste à renvoyer de force des Roms expulsés dans leurs municipalités d'origine bafoue leur droit de circuler librement et de choisir leur résidence inscrit dans les conventions internationales auxquelles la Serbie est partie. En outre, renvoyer ces personnes dans le sud du pays n'est pas une solution durable, ni pour la ville, ni pour les victimes de ces expulsions.

Des organisations non gouvernementales (ONG) serbes avaient précédemment réussi à repousser l'expulsion, qui a été menée pour le compte d'une société privée. Cependant, les familles concernées n'ont pas été informées de la date de l'expulsion, fixée au 20 septembre. Elles n'ont pas non plus été consultées au préalable à ce sujet et aucune solution de relogement ne leur a été proposée. Ces ONG sont convaincues que ces familles vont désormais se retrouver à la rue.

Par ailleurs, les journalistes, les observateurs de l'ONU et les observateurs indépendants, dont des ONG locales, n'ont pas été autorisés à assister à l'expulsion.

Amnesty International a déjà prié le nouveau président et le Premier ministre de Serbie d'adopter un cadre juridique qui interdise les expulsions forcées et expose les règles et les garanties permettant d'assurer que toutes les expulsions soient menées dans le respect des normes internationales.

Fin

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