Document - Kazakhstan’s failure to find truth about violent clashes

Kazakhstan. Les autorités n'ont toujours pas fait la lumière sur les violents affrontements

AMNESTY INTERNATIONAL ANNONCE À L'ATTENTION DES MÉDIAS AILRC-FR EUR 57/002/2012 22 mars 2012 Kazakhstan. Les autorités n'ont toujours pas fait la lumière sur les violents affrontements De nombreuses questions demeurent sans réponse concernant les violents affrontements qui ont opposé en décembre 2011 les forces de sécurité aux manifestants et ont fait 15 morts et des dizaines de blessés au Kazakhstan. Trois mois plus tard, Amnesty International réclame la transparence, les autorités ayant mené une enquête lacunaire sur le recours à la force et aux armes à feu par les forces de sécurité dans la ville pétrolière de Zhanaozen, dans le sud-ouest du pays. Le 16 décembre 2011, alors que la ville s'apprêtait à célébrer les 20 ans de l'indépendance du pays, des employés du secteur pétrolier en grève depuis le mois de mai en raison des conditions de travail et des niveaux de salaire, ainsi qu'un groupe de jeunes hommes, ont détruit des installations destinées à la fête prévue sur la place centrale de la ville et auraient attaqué des représentants municipaux et des policiers. On a pu voir sur une vidéo amateur les agents des forces de sécurité viser dans la direction des manifestants qui s'enfuyaient, parmi eux des femmes et des enfants, et faire feu avec leurs armes. Cette vidéo montre ensuite des manifestants blessés, au sol, se faire frapper. Plusieurs militants de l'opposition politique et représentants des employés du secteur pétrolier en grève ont été arrêtés et inculpés d'avoir fomenté ces troubles. De nombreux éléments laissent à penser que leur droit à un procès équitable sera compromis. Amnesty International a écrit aux autorités kazakhes pour soulever un certain nombre de questions qui, selon elle, n'ont pas été dûment abordées ni totalement résolues par les investigations menées à ce jour, concernant l'usage de la force meurtrière par les forces de sécurité et les nombreuses allégations faisant état de coups et d'actes de torture infligés aux personnes interpellées. « Bien qu'elles aient déclaré officiellement s'engager à respecter leurs obligations internationales relatives aux droits humains, les autorités kazakhes présentent un bilan très médiocre s'agissant d'enquêter sur les atteintes aux droits fondamentaux qu'auraient commises leurs propres forces de sécurité et d'engager des poursuites contre les responsables présumés, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. « Les enquêtes doivent être menées dans le respect des normes internationales, de la manière la plus approfondie, impartiale, transparente et crédible possible, afin de faire toute la lumière sur les événements de décembre et d'établir les responsabilités s'agissant des personnes blessées ou tuées lors de la manifestation, et des détenus torturés par la suite. C'est le seul moyen d'éviter que de tels événements ne se reproduisent à l'avenir. » Pour en savoir plus, veuillez consulter le document suivant (en anglais, russe, ou kazakh) : KAZAKHSTAN: PROGRESS AND NATURE OF OFFICIAL INVESTIGATIONS CALLED INTO QUESTION 100 DAYS AFTER VIOLENT CLASHES BETWEEN POLICE AND PROTESTERS IN ZHANAOZEN

Pour organiser un entretien, veuillez entrer en contact avec : Lydia Aroyo, attachée de presse pour la région Europe et Asie centrale à Amnesty International : +44 (0)20 7413 5599 ou +44 (0) 7771 796 350 ; courriel : laroyo@amnesty.org.

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