Document - Georgia: Pre-election harassment and intimidation in Georgia
AMNESTY INTERNATIONAL
ANNONCE À L’ATTENTION DES MÉDIAS
Index : EUR 56/006/2012
AILRC-FR
1er octobre 2012
Géorgie. Harcèlement et intimidation à la veille des élections
Alors que les Géorgiens se rendent aux urnes, lundi 1er octobre, pour voter à l’occasion des premières élections vraiment disputées dans le pays depuis la « révolution des roses », en 2003, Amnesty International condamne les violations des droits humains commises durant la période préélectorale, dans un contexte politique hautement polarisé.
« Si, globalement, la coalition du Rêve géorgien a été en mesure de transmettre son message aux électeurs du pays, nombre de ses partisans ont été pénalisés, renvoyés, harcelés ou arrêtés pour avoir exprimé leurs opinions politiques », a déploré Natalia Nozadze, spécialiste de la Géorgie pour Amnesty International.
« Dans un environnement politique particulièrement tendu, les fonctionnaires alliés du parti au pouvoir ont en plusieurs occasions utilisé à mauvais escient des institutions publiques et des ressources destinées à l’administration pour limiter la liberté de réunion, d’expression et d’association des sympathisants de l’opposition. »
Les élections parlementaires du 1er octobre sont importantes pour deux raisons. D’abord, pour la première fois depuis la « révolution des roses », la position dominante du Mouvement national uni, le parti du président Mikheil Saakachvili, se trouve véritablement menacée par la coalition du Rêve géorgien, formée autour du milliardaire Bidzina Ivanichvili.
Ensuite, les amendements apportés à la Constitution en octobre 2010 prévoient que le Parlement formé à l’issue des élections de 2012 désigne le premier ministre et forme le gouvernement, dont les pouvoirs seront largement renforcés au détriment de ceux du président, après l’élection présidentielle de 2013.
Le rapport d’Amnesty International A lot to contest: rights abuses in the run up to Georgia’s 2012 Parliamentary Election, publié le 1er octobre, passe en revue le nouveau cadre électoral et présente des exemples de harcèlement et d’intimidation visant des partisans et des personnalités de l’opposition, ainsi que des médias et des organisations en faveur de l’opposition.
Pour en savoir plus sur les préoccupations d’Amnesty International liées aux violations des droits humains en Géorgie, vous pouvez également consulter :
Géorgie. Les autorités doivent enquêter de manière approfondie sur des preuves de torture en prison
Géorgie. Douche froide pour des manifestants de l’opposition
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez prendre contact avec :
Natalia Nozadze, en Géorgie : +44 7788977255
Pour obtenir un exemplaire du rapport, contactez le service de presse d’Amnesty International : press@amnesty.org