Document - Turkey: Negotiations a welcome step towards resolving human rights crisis

Turquie. Les négociations sont une avancée positive vers la résolution de la crise des droits humains

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

AILRC-FR

EUR 44/016/2013

14 juin 2013

Turquie. Les négociations sont une avancée positive vers la résolution de la crise des droits humains

Amnesty International salue le fait que le Premier ministre ait rencontré une délégation d’intellectuels dans le but de trouver une solution amiable à la confrontation opposant les autorités aux manifestants qui occupent depuis trois semaines le parc Gezi.

Cette confrontation s’articule autour de la détermination des manifestants à poursuivre leur contestation pacifique jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites, tandis que le gouvernement insiste pour que les manifestations prennent fin.

La coordination des manifestants, baptisée Solidarité Taksim, demande le maintien du parc qui se trouve place Taksim, la fin des violences policières et le respect des droits à la liberté d'expression et de réunion, et réclame que les représentants de l’État considérés comme responsables d’atteintes aux droits humains contre les manifestants pacifiques soient démis de leurs fonctions.

Amnesty International se félicite des négociations, première mesure prise par les autorités depuis des semaines marquées par les déclarations hostiles contre les manifestants, la négation de leur droit de manifester sans violence et le recours excessif à la force contre les manifestants pacifiques. Cependant, alors que les négociations étaient en cours dans la soirée du 13 juin, la police usait de la force contre les manifestants pacifiques dans la ville d’Ankara.

Amnesty International demande aux autorités d’engager un dialogue continu avec les organisations de la société civile, en veillant tout particulièrement à rencontrer des personnes véritablement représentatives des différents groupes de manifestants.

Elle prie une nouvelle fois les autorités de respecter le droit des manifestants de manifester sans violence et de faire en sorte que la police ne recoure plus à une force excessive contre les manifestants, ni à Istanbul ni ailleurs.

Par ailleurs, Amnesty International salue le fait que le Premier ministre se serait engagé à ce que les violences policières fassent l’objet d’une enquête en vue de déférer les responsables présumés en justice, ce qui contraste avec ses propos précédents où il préconisait un recours à la force encore durci contre les manifestants.

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