Document - Italy: Further information on Forced eviction
ACTION URGENTE
DOCUMENT PUBLIC Index AI : EUR 30/004/2009 – ÉFAI
1er avril 2009
Informations complémentaires sur l'AU 73/09 (EUR 30/002/2009, 13 mars 2009) – Expulsions forcées
ITALIE Environ 150 Roms

Le 31 mars à l'aube, les autorités milanaises ont expulsé de force un groupe d'environ 150 Roms vivant sous un passage supérieur dans le nord de la ville. Selon des journaux locaux, 70 de ces personnes ont été dispersées sans qu'on leur ait proposé une solution de relogement. Certaines familles avaient déjà été relogées dans des abris provisoires fournis par des organisations non gouvernementales (ONG). Une famille a accepté de séjourner temporairement dans un dortoir de la ville.
Il n'y a eu aucune concertation avec cette communauté au sujet
des expulsions envisagées, ni aucune tentative réelle pour trouver
avec elle des solutions de remplacement viables. Il semble que les
autorités n'ont préparé aucun plan de relogement adapté et n'en ont
pas discuté avec toutes les personnes susceptibles d'être
concernées.
Dans les cas antérieurs, la municipalité avait généralement proposé
une solution d'accueil à court terme (pour quelques semaines, voire
quelques mois) et ce, uniquement aux femmes et aux enfants en bas
âge, dans les dortoirs de la ville destinés aux personnes sans
abri.
Avant son expulsion, cette communauté vivait dans des tentes et des
abris de fortune sous le passage supérieur de Bacula, sans eau
courante ni système d'évacuation des eaux usées, et sans
électricité. En l'absence de solution de relogement, les familles
sont contraintes de s'installer dans un autre camp improvisé ou
risquent de se retrouver totalement sans abri.
La plupart des Roms vivant dans le camp de Bacula ont déjà subi au
moins une expulsion forcée. En avril 2008, environ 110 d'entre eux
auraient été expulsés de force d'un autre camp établi sans
autorisation dans la ville, via Bovisasca.
Au cours de plusieurs des expulsions forcées qui ont déjà eu lieu, des biens auraient été détruits, notamment des abris, des vêtements, des matelas et, parfois, des médicaments et des documents.
Amnesty International continuera de suivre l'évolution de la situation de cette communauté et interviendra de nouveau si nécessaire.
Aucune action complémentaire n'est requise de la part du Réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.