Document - Sri Lanka: Fear of Torture/"Disappearance": Mahendrarajah Gajamukan

ACTION URGENTEi

DOCUMENT PUBLICÉFAI – 000100 – ASA 37/05/00

AU 43/00

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées

ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.


CRAINTES DE TORTURE / « DISPARITION »

Action limitée. Ne pas envoyer plus de 15 appels par section.


SRI LANKA

Mahendrarajah Gajamukan, 19 ans

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Londres, le 22 février 2000


Le 30 janvier, un jeune homme tamil, Mahendrarajah Gajamukan, a été enlevé à son domicile par des hommes présumés appartenir à un groupe armé allié aux forces armées sri-lankaises. Amnesty International craint qu'il ne soit torturé.

Six hommes armés, en tenue de camouflage et le visage masqué, se sont présentés au domicile de Mahendrarajah Gajamukan, à Vavuniya, à 23 heures. Selon des témoins, ils lui ont demandé son nom et sa carte d'identité, en s'exprimant en tamoul. Ils l'ont emmené à l'arrière d'un camion Isuzu dont la plaque d'immatriculation était dissimulée. Il semble que ces hommes étaient des membres de la People's Liberation Organization of Tamil Eelam (PLOTE, Organisation populaire de libération de l'Eelam tamoul), groupe armé tamoul qui lutte aux côtés des forces de sécurité sri-lankaises.

Des membres de la famille de Mahendrarajah Gajamukan ont interrogé des responsables de groupes armés tamouls opérant dans la région, notamment de la PLOTE, sur l'enlèvement et la « disparition » de leur proche, mais leurs interlocuteurs ont affirmé qu'ils ignoraient tout de son sort. La police et l'armée ont également nié l'avoir appréhendé.


INFORMATIONS GÉNÉRALES

La PLOTE figure au nombre de plusieurs groupes armés tamouls qui luttent avec les forces de sécurité dans le nord et l’est de Sri Lanka contre les Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE, Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul), qui revendiquent la création d’un État tamoul indépendant (Eelam) dans ces régions.

Amnesty International a récemment reçu des informations selon lesquelles un certain nombre d'individus ont été faits prisonniers par la PLOTE dans le district de Vavuniya. L'Organisation s'est déclarée préoccupée à maintes reprises par le fait que des personnes sont retenues captives par des membres de ce groupe armé dans des lieux de détention non officiels. Au moins deux des individus faits prisonniers par la PLOTE à Vavuniya en 1999 avaient été sauvagement torturés pendant qu'ils étaient retenus dans des lieux de détention non reconnus (voir l'AU 29/99, ASA 37/06/99 du 23 février 1999, et sa mise à jour, ASA 37/07/99 du 25 mars 1999).

Fin mars 1999, des membres de l’armée ont mené des raids dans plusieurs camps illégaux administrés par la PLOTE et par d'autres groupes armés tamouls à Vavuniya, mais n’ont, semble-t-il, pu y découvrir aucun prisonnier. À la connaissance d'Amnesty International, les autorités n'ont pris aucune autre mesure contre l'utilisation de lieux de détention non officiels.

Le 2 septembre 1999, Manickathasan, numéro deux et dirigeant militaire de la PLOTE, ainsi que d'autres hauts responsables de cette organisation, ont été tués par l'explosion d'une bombe au quartier général de la PLOTE, au camp de « Lucky House », à Rambaikulam, dans le district de Vavuniya. Ces homicides se sont traduits par le franchissement d'un nouveau cap dans la lutte intestine qui oppose les branches politique et militaire de la PLOTE à Vavuniya.


ACTION RECOMMANDÉE : télégramme / aérogramme / lettre par avion / fax (en anglais ou dans votre propre langue) :

– dites-vous préoccupé par la sécurité de Mahendrarajah Gajamukan, dont on est sans nouvelles depuis qu'il a été enlevé le 30 janvier 2000 par des hommes armés, présumés appartenir à la People's Liberation Organization of Tamil Eelam (PLOTE, Organisation populaire de libération de l'Eelam tamoul) ;

– exhortez les autorités à révéler dans les plus brefs délais où il se trouve ;

– demandez instamment que ce jeune homme, s'il est retenu dans un lieu de détention non reconnu par les autorités, soit transféré dans un établissement officiellement prévu à cet effet ou libéré ;

– appelez les autorités à veiller à ce que les responsables de son enlèvement et de sa « disparition » soient déférés à la justice.

APPELS À :

Présidente de la République :

President Chandrika Bandaranaike Kumaratunga

Presidential Residence

“Temple Trees”

Colombo 3, Sri Lanka

Télégrammes : President Kumaratunga, Colombo, Sri Lanka

Fax : 94 1 33 37 03

Formule d'appel : Your Excellency, / Madame la Présidente de la République,


Vice-ministre de la Défense :

The Hon (General) Anuruddha Ratwatte

Deputy Minister of Defence, Ministry of Defence

15/5 Baladaksha Mawatha

Colombo 3, Sri Lanka

Télégrammes : Deputy Defence Minister, Colombo,

Sri Lanka

Fax : 94 1 54 15 29 / 68 77 68

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Secrétaire auprès du ministère de la Défense :

R.K. Chandrananda de Silva

Secretary, Ministry of Defence

N° 15/5 Baladaksha Mawatha

Colombo 3, Sri Lanka

Télégrammes : Secretary Defence Ministry, Colombo, Sri Lanka

Fax : 94 1 54 15 29

Formule d’appel : Dear Secretary / Monsieur,


Commandant en chef des forces armées :

Lieutenant-General Sri Lal Weerasooriya

Army Commander

Army Headquarters

Flagstaff Street

Colombo 1, Sri Lanka

Télégrammes : Army Commander, Colombo, Sri Lanka

Formule d’appel : Dear Army Commander, / Mon général, (si c’est un homme qui écrit) ou Général, (si c’est une femme qui écrit)




COPIES aux représentants diplomatiques de Sri Lanka dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

APRÈS LE 3 AVRIL 2000, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

ia version originale a été publiée par Amnesty International,

Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.

La version française a été traduite et diffusée par les Éditions Francophones d'Amnesty International - éfai -