Document - Papua New Guinea: Amnesty International welcomes commitment to eliminate gender-based violence, and urges investigation of sorcery-related killings and forced evictions

Amnesty salue l'engagement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée en faveur de l'éradication des violences liées au genre, et lui demande d'enquêter sur les meurtres liés à la sorcellerie et sur les expulsions forcées

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

AILRC-FR

Index AI : ASA 34/001/2011

5 octobre 2011

Amnesty salue l ' engagement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée en faveur de l'éradication des violences liées au genre , et lui demande d ' enquêter sur l es meurtres liés à la sorcellerie et sur les expulsions forcées

Le Conseil des droits de l ' homme adopte les résultats de l ' Examen périodique universel sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée

Amnesty International partage les inquiétudes exprimées par 18 États concernant la discrimination et les violences contre les femmes en Papouasie-Nouvelle-Guinée - A/HRC/18/18, paragraphes 78.3 (Royaume-Uni), 78.4 (Argentine), 78.13 (Pologne), 78.14 (Mexique), 78.15 (Hongrie), 78.16 (Brésil), 78.17 (Argentine), 78.18 (Canada), 78.19 (Norvège), 78.20 (République de Corée), 78.44 (Slovénie), 78.45 (Norvège), 78.46 (Canada), 78.51 (Australie), 78.52 (Malaisie), 79.16 (Slovénie), 79.21 (Allemagne), 79.22 (Pologne), 79.23 (France), 79.24 (Espagne), 79.27 (Thaïlande), 79.28 (Haïti), 79.48 (Maldives). Nous nous réjouissons que le gouvernement appuie les recommandations relatives : à l'éradication des violences liées au genre, notamment par le biais d'une lutte contre l'impunité pour ce type d'abus - Ibid., recommandation 78.52 (Malaisie) – ; au renforcement du cadre juridique de la prévention de la violence envers les femmes - Ibid., recommandations 78.16 (Brésil), 78.17 (Argentine), 78.18 (Canada), 78.19 (Norvège), 78.20 (République de Corée) - ; et à la perspective d'une invitation au Rapporteur spécial chargé de la question de la violence contre les femmes - Ibid., recommandations 78.44 (Slovénie), 78.45 (Norvège), 78.46 (Canada). Nous demandons à la Papouasie-Nouvelle-Guinée de mettre en place, à divers échelons - national, provincial et local -, des plans cohérents de prévention de la violence à l'égard des femmes, de veiller à ce que les femmes aient accès à des solutions de logement d'urgence, à des services de santé, à un soutien psychologique et à des conseils juridiques, et de faire en sorte que des professionnels soient formés pour faire face aux femmes victimes de violences liées au genre, d'une manière qui respecte les droits des femmes et donne un degré de priorité élevé à leur sécurité et leur bien-être.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, certaines personnes attribuent parfois les décès ou maladies soudains ou inexpliqués à la sorcellerie, et il arrive que la personne considérée comme responsable soit tuée. Les femmes sont plus susceptibles d'être accusées de sorcellerie, en particulier si elles sont infectées par le VIH/sida. Dans un cas remontant à janvier 2009, un groupe d'hommes ont déshabillé une femme, l'ont bâillonnée, torturé et brûlée vivante à la décharge publique de Kerebug parce qu'ils la soupçonnaient de pratiquer la sorcellerie. Nous exhortons la Papouasie-Nouvelle-Guinée à réviser la loi relative à la sorcellerie et aux meurtres liés à la sorcellerie, ainsi que cela a été recommandé dans le cadre de l'examen - Ibid., recommandations 78.21 (République tchèque), 78.22 (Pologne) –, à enquêter sur tous les meurtres liés à la sorcellerie afin que les auteurs présumés soient traduits en justice, à élaborer et mettre en œuvre des stratégies visant à prévenir ces homicides, et à contester tout lien établi entre les femmes atteintes du VIH/sida et la notion de sorcellerie.

En 2009, Amnesty International a enquêté sur les circonstances entourant les expulsions forcées menées à Porgera, dans la province des Western Highlands. Nous avons découvert que par certains aspects, la conduite de la police enfreignait à la fois le droit national et le droit international relatif aux droits humains, notamment lorsque des policiers ont brûlé des maisons et détruit des effets personnels, des jardins et du bétail. Nous demandons à la Papouasie-Nouvelle-Guinée de suivre la recommandation l'engageant à exercer une surveillance plus étroite sur les activités extractives et les activités d'exploitation forestière, en vue d'en réduire les incidences négatives sur la jouissance des droits humains - Ibid., recommandation 79.58 (Maldives). Nous encourageons par ailleurs le gouvernement à enquêter sur les expulsions forcées de Porgera, à obliger les responsables présumés de violations des droits humains à rendre des comptes, et à offrir des voies de recours aux personnes concernées, notamment des solutions de relogement et une indemnisation.

Nous regrettons que la Papouasie-Nouvelle-Guinée ait rejeté les recommandations en faveur d'une confirmation du moratoire de facto sur les exécutions vers une abolition totale de la peine de mort - Ibid., recommandations 80.1 (Suisse), 80.2 (France).

Complément d ' information

Vendredi 30 septembre 2011, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté lors de sa 18e session les conclusions de l'Examen périodique universel sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Avant cette adoption, Amnesty International a fait la déclaration orale ci-dessus. L'organisation a également contribué aux informations sur lesquelles s'est appuyé l'Examen périodique, par l'intermédiaire du rapport sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée qu'elle a présenté à cet effet (en anglais) : http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA34/005/2010/en

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