Document - Nepal: Fear of forcible return
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 020259 – ASA
31/033/02
AU 119/02
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES D'EXPULSIONS FORCÉES
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NÉPAL |
Kheyum Whashim
Ali (h), également connu sous le nom de Washim Ali
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Londres, le 22 avril 2002
Les trois hommes nommés ci-dessus appartiennent à la minorité ethnique ouïghoure de Chine. Le bureau du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a reconnu ces trois hommes en tant que réfugiés après qu'ils eurent gagné le Népal. Pourtant, il est à craindre que les autorités népalaises n'aient renvoyé deux d'entre eux en Chine, et que le troisième ne subisse le même sort. Or, ces trois hommes risquent d'être torturés, voire exécutés, s'ils sont renvoyés dans leur pays d'origine.
Kheyum Whashim Ali s'est vu accorder le statut de réfugié par le bureau du HCR au Népal en octobre 2001. Il est détenu par le département de l'immigration népalais depuis lors, apparemment parce qu'il avait d'abord affirmé être originaire d'Afghanistan.
Les deux autres hommes, Shaheer Ali et Abdu Allah Sattar, ont été arrêtés en décembre 2001. Ils ont été placés en détention au poste de police d'Hanuman Dhoka, à Katmandou, mais en ont été transférés en janvier 2002, et l'on ignore où ils se trouvent à l'heure actuelle. Amnesty International a obtenu des informations contradictoires sur l'identité des individus qui les ont emmenés du poste de police : certains affirment qu'il s'agissait de policiers népalais, tandis que d'autres soutiennent que ces personnes étaient des représentants de l'ambassade de Chine. Le HCR a demandé de manière répétée aux autorités népalaises de lui indiquer où se trouvaient ces hommes, mais en vain.
Le droit international relatif aux droits humains interdit aux États de renvoyer une personne vers un pays où elle risque d'être victime de graves violations de ses droits fondamentaux.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Ces trois homme sont originaires de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, située dans le nord-ouest de la Chine. Les violations des droits humains se sont multipliées dans la région au cours de l'année dernière, dans le cadre d'une nouvelle campagne de répression menée contre les opposants politiques ouïghours présumés. À la suite des attentats perpétrés le 11 septembre 2001 aux États-Unis, la Chine a intensifié sa politique de répression, fermant des mosquées et accusant les partisans de l'indépendance de la région de « séparatisme ethnique » et de « terrorisme ».
Selon des informations non confirmées, la Chine exercerait de fortes pressions politiques sur les gouvernements de pays voisins, dont celui du Népal, afin qu'ils lui livrent les individus qu'elle soupçonne d'implication dans des activités « terroristes ».
Tout demandeur d'asile ou réfugié ouïghour renvoyé en Chine risque d'y être victime de graves violations de ses droits fondamentaux, notamment d'être torturé, jugé de manière inique et éventuellement condamné à mort, s'il est soupçonné d'implication dans des activités indépendantistes ou d'avoir partie liée avec des groupes indépendantistes.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que
vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés
ci-après (en népali, en
anglais ou dans votre propre langue) :
– exhortez les autorités à fournir l'assurance qu'elles ne renverront pas Kheyum Whashim Ali en Chine ;
– demandez où se trouvent actuellement Shaheer Ali et Abdu Allah Sattar, et appelez les autorités à les placer immédiatement sous la protection du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'ils sont encore au Népal ;
– exhortez les autorités à veiller à ce qu'aucun ressortissant Chinois reconnu en tant que réfugié par le HCR, ou dont le dossier est en cours d'examen par le HCR, ne soit expulsé vers la Chine.
APPELS À :
N. B. : l'obtention des lignes de fax peut s'avérer difficile. Merci de vous montrer persévérants.
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Directeur général du Département de l'immigration : Mr Ananda Raj Pokharel Director General Department of Immigration Ministry of Home Affairs Singha Durbar, Kathmandu Népal Télégrammes : Immigration Director, Home Affairs Ministry, Kathmandu, Népal Fax : + 977 1 223127 Formule d'appel : Dear Director General, / Monsieur le Directeur général,
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Secrétaire au Affaires intérieures : Mr Vijaya Bhatrai Home Secretary Ministry of Home Affairs Singha Durbar, Kathmandu Népal Télégrammes : Home Secretary, Kathmandu, Népal Fax : + 977 1 228687 Formule d'appel : Dear Secretary, / Monsieur le Secrétaire,
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Ministre des Affaires intérieures :
Rt Hon Khum Bahadur Khadka
Minister of Home Affairs
Ministry of Home Affairs
Singha Durbar, Kathmandu
Népal
Télégrammes : Home Minister, Kathmandu, Népal
Fax : + 977 1 240942
Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
COPIES aux représentants diplomatiques du Népal dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 3 JUIN 2002, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT
ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
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