Document - Republic of Maldives: Fear of torture / prisoner of conscience: Mohamed Shaheeb

AMNESTY INTERNATIONAL

BULLETIN D'INFORMATIONS /97

ACTION URGENTE i

EXTERNEÉFAI – AU 970065 – ASA 29/01/97

AU 36/97

"Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées

ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer"



CRAINTE DE TORTURE/PRISONNIER D'OPINION


RÉPUBLIQUE DES MALDIVES Mohamed Shaheeb, journaliste

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Londres, le 31 janvier 1997


Mohamed Shaheeb, un collaborateur du journal Haveeru, a été arrêté le 20 janvier 1997, à cause, semble-t-il, d'une nouvelle de fiction qu'il a écrite sous le titre Kuda Golhi ("La salle des interrogatoires") et qui décrit le traitement subi par une jeune femme placée à l'isolement dans des locaux de la police. On pense que Mohamed Shaheeb se trouve actuellement dans le centre de détention de Dhoonidhoo. Amnesty International le considère comme un prisonnier d'opinion dont la détention constitue une violation du droit à la liberté d'expression, et elle craint sérieusement que sa sécurité ne soit menacée tant qu'il se trouve sous la garde de la police.


INFORMATIONS GÉNÉRALES

Depuis quelques années, des journalistes et des écrivains figurent au nombre des personnes arrêtées aux Maldives pour avoir exprimé des opinions jugées critiques à l'égard du gouvernement du président Maumoon Abdul Gayoom, au pouvoir depuis 1978. En novembre 1994, déjà, un autre journaliste free-lance, Mohamed Nasheed, avait été arrêté et inculpé en raison, semble-t-il, d'un article sur les élections générales de 1994 et les élections présidentielles de 1993, qu'il avait publié dans une revue aux Philippines. Jugé en avril 1996, il a été condamné à une peine de deux ans d'emprisonnement, ramenée à six mois en appel. Il a été libéré le 26 décembre 1996 au terme de sa peine. De même, Ahamed Shafeeq, écrivain et historien, et Ali Moosa Didi, écrivain et homme politique, ont été arrêtés en avril 1995, vraisemblablement à cause d'articles et de déclarations qui leur étaient reprochées ; ils ont été détenus pendant plusieurs mois sans inculpation ni jugement. Amnesty International considérait ces trois hommes comme des prisonniers d'opinion (cf. AU 115/95 du 25 mai 1995, index AI : ASA 29/02/95, et mises à jour correspondantes).


Amnesty International a reçu de nombreuses informations signalant que des prisonniers, et notamment des prisonniers politiques, avaient été maltraités, voire torturés pendant leur détention et que la contrainte était employée pour obtenir des aveux. Avant d'être jugés, les politiques politiques sont détenus soit au siège de la police à Malé, soit dans le centre de détention de Dhoonidhoo qui dépend aussi directement de la police. Plusieurs détenus qui avaient été incarcérés à Dhoonidhoo se sont plaints d'y avoir été brutalisés pendant les interrogatoires. Certaines personnes ont été privées de liberté pendant de longues périodes sans avoir été jugées ni même inculpées, en étant assignées à résidence ou bien incarcérées à Dhoonidhoo, parfois à l'isolement.


ACTION RECOMMANDÉE : télégramme/aérogramme/lettre par avion/fax (en français, en anglais ou dans votre propre langue) :

– pour exprimer votre inquiétude face à l'arrestation de Mohamed Shaheeb le 20 janvier 1997 ;


– pour faire savoir que vous êtes préoccupé à l'idée qu'il soit un prisonnier d'opinion détenu au mépris de son droit à la liberté d'expression, et pour réclamer qu'il soit libéré immédiatement et sans conditions.


– pour demander instamment qu'il soit traité avec humanité, et notamment qu'il ne soit pas soumis à la torture ou à d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.


APPELS À :


Président de la République

President Maumoon Abdul Gayoom

The President's Office

Marine Drive (North)

Malé

République des Maldives

Fax : * 960 32 55 00

Télégrammes : President Gayoom, Malé, Maldives

Formule d'appel : Monsieur le Président de la République/Dear President


Responsable de la police

Lt Colonel Adam Zahir

Officer in Charge, Police Headquarters

C/O Miinistry of Defence and National Security

Bandeyrige

Ahmed Magu

Malé

République des Maldives

Fax : * 960 32 55 25

Télégrammes : Lt Colonel Zahir, Police Headquarters, Malé, Maldives

Formule d'appel : Mon Lieutenant-colonel (si c'est un homme qui écrit)/Lieutenant-colonel (si c'est une femme qui écrit)/Dear Lt Colonel





COPIES À :


1) Président duMajlis (Parlement)

Abdulla Hameed

Speaker

Office of the Citizens' Majlis

Naadi, Ameer Ahmed Magu

Malé

République des Maldives






ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la République des Maldives dans votre pays.



PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

APRÈS LE 20 MARS 1997, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION

S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

iLa version originale a été publiée par Amnesty International,


Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.


La version française a été traduite et diffusée par les Éditions Francophones d'Amnesty International - éfai -



La version originale a été publiée par Amnesty International, Secretariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi. La version française a été traduite et diffusée par les Éditions francophones d'Amnesty International - ÉFAI -


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