Document - India: Armed groups in Jammu and Kashmir must cease targeting civilians

Inde. Les groupes armés du Jammu-et-Cachemire doivent cesser de prendre des civils pour cible

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

Index AI : ASA 20/014/2013

AILRC-FR

24 mars 2013

Inde. Les groupes armés de l'État de Jammu-et-Cachemire doivent cesser de prendre des civils pour cible

Les membres des groupes armés de l'État de Jammu-et-Cachemire doivent cesser immédiatement les attaques qui, directement ou par manque de discrimination, font des victimes parmi la population. Ces attaques témoignent d'un profond mépris pour les principes fondamentaux d'humanité, a déclaré Amnesty International.

Des journalistes locaux et des groupes de la société civile ont indiqué à Amnesty International que le nombre de morts chez les civils semblait avoir augmenté depuis le début de l'année 2013.

Le 19 mars, deux hommes armés non identifiés ont abattu un jeune homme de 18 ans, Suhail Ahmad Sofi, résidant à Sopore, dans le nord du Cachemire. Selon des témoins et des journalistes locaux, Suhail Ahmad Sofi était assis avec un ami près d'une mosquée locale, lorsque des hommes armés ont tiré sur eux.

La police de Jammu-et-Cachemire a déclaré que Suhail Ahmad Sofi avait cherché refuge dans la mosquée, et qu'un des hommes armés l'avait poursuivi à l'intérieur du bâtiment et avait tiré sur lui à cinq reprises, le tuant instantanément. La police a affirmé que les tueurs étaient des membres de la Lashkar-e Taiba (Armée des purs), un groupe armé actif au Cachemire. Le groupe n'a ni confirmé ni nié son implication dans l'attaque, et aucune arrestation n'a encore eu lieu.

En 2013, des groupes armés ont pris pour cible des membres de la population de Jammu-et-Cachemire. Le 9 mars, des individus non identifiés appartenant selon toute vraisemblance à un groupe armé ont tué un homme, Bashir Ahmad Gania, à Tangmarg, dans le district de Baramulla. Le 13 mars, trois autres personnes ont été tuées lors d'une attaque d'un groupe armé non identifié contre les forces de sécurité dans le centre-ville de Srinagar.

Des chefs de villages et collectivités locales (sarpanches) ont également été pris pour cible. Le 24 février, des membres présumés d'un groupe armé ont tué Javed Ahmed Wani, un sarpanch de Kreeri, dans le district de Baramulla. Le 12 janvier, Zoona Begum, une sarpanche, a été blessée lors d'une attaque menée par des membres présumés d'un groupe armé. Un jour auparavant, le 11 janvier, le sarpanch Habibullah Mir a été tué à Sopore, dans le district de Baramulla.

Amnesty International s'est toujours fermement opposée aux atteintes aux droits humains commises par les groupes armés et aux violations de ces mêmes droits par les forces de sécurité et la police dans l'État de Jammu-et-Cachemire. Les autorités doivent enquêter sur toutes les atteintes aux droits humains et autres abus promptement, efficacement et de façon transparente, et traduire les auteurs de ces actes en justice selon une procédure conforme aux normes internationales en matière d'équité des procès.

FIN

Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec Amnesty International Inde à Bangalore ; tél : (080) 49388000 ; courriel : contact@amnesty.org.in.

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