Document - China: Amnesty International welcomes release of Tibet's longest serving prisoner of conscience

Amnesty International

BULLETIN D'INFORMATION 059/02

4 avril 2002 page 1



CHINE

Amnesty International salue la libération du plus ancien des prisonniers d’opinion tibétains

Index AI : ASA 17/016/02

Amnesty International a salué aujourd’hui (jeudi 4 avril 2002) la récente libération du plus ancien prisonnier d’opinion tibétain, Jigme Sangpo, et a invité les autorités chinoises à poursuivre les libérations de prisonniers.

« Il est très rare que des prisonniers soient relâchés avant la fin de leur peine », a déclaré l’organisation de défense des droits humains. « Nous devons cette libération à tous ceux qui ont fait campagne pour que le sort de Jigme Sangpo ne soit pas oublié. »

Cet ancien instituteur, âgé de soixante-seize ans, qui a été battu et placé à l’isolement à plusieurs reprises, a été libéré dimanche 31 mars de la tristement célèbre prison Drapchi, au Tibet. Il a bénéficié d’une libération conditionnelle pour raisons de santé, huit ans avant la fin de sa peine de vingt-huit ans d’emprisonnement. Cette peine avait été prolongée deux fois à la suite d’actes de protestation en prison.

La remise en liberté de Jigme Sangpo fait suite à la libération conditionnelle, en janvier, d’un autre prisonnier d’opinion tibétain, Ngawang Choephel, lui aussi pour raisons de santé.

« Les mauvaises conditions de détention, auxquelles viennent s’ajouter la pratique courante de la torture et des mauvais traitements, rendent la vie de tous ceux qui sont détenus au Tibet extrêmement difficile », a précisé Amnesty International. « Les autorités chinoises devraient libérer tous les prisonniers d’opinion immédiatement et sans conditions. Elles devraient prendre de toute urgence des mesures pour mettre fin à la torture et améliorer les conditions dans l’ensemble du système pénitentiaire et judiciaire. »

Complément d’information

Jigme Sangpo a passé la plupart des quarante dernières années derrière des barreaux. Il a été arrêté pour la première fois dans les années 1960 et envoyé dans un camp de rééducation pour avoir soi-disant « infligé des châtiments corporels à ses élèves ». Il a été de nouveau arrêté en 1970 et condamné à dix ans d’emprisonnement pour ses activités politiques.

Sa dernière période de détention, à la prison Drapchi, a commencé en 1983. À cette époque, il a été condamné à quinze ans d’emprisonnement pour « propagande contre-révolutionnaire » car il avait collé une affiche demandant l’indépendance du Tibet. Il a vu sa peine prolongée de cinq ans en 1988 pour avoir scandé des « slogans réactionnaires », puis de huit ans supplémentaires en 1991 pour avoir crié « Vive le Tibet libre ! » lors de la visite dans sa prison de l’ambassadeur de Suisse en Chine དྲ


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