Document - USA: Further information: Woman detained for conscientious objection: Kimberly Rivera
Action complémentaire sur l'AU 263/12, AMR 51/081/2012 - États-Unis 21 septembre 2012 21 septembre 2012
ACTION URGENTE
ÉTATS-UNIS. UNE FEMME DÉTENUE POUR OBJECTION DE CONSCIENCE
Le 20 septembre dernier, Kimberly Rivera, femme soldat américaine, a été arrêtée et placée en détention par les autorités militaires américaines. Elle venait d'être renvoyée dans son pays par le Canada après avoir tenté de faire annuler son expulsion, en vain. Elle risque de passer devant la cour martiale pour désertion et d'être condamnée à une peine de prison. Étant donné qu'elle est incarcérée uniquement pour refuser de participer au conflit armé en Irak pour des raisons de conscience, cette femme est une prisonnière d'opinion.
Selon certaines informations, le 20 septembre 2012, Kimberly Rivera, femme soldat américaine refusant de continuer de prendre part à la guerre en Irak, a été interpellée à l'une des frontières de l'État de New York et placée en détention. Cette femme a été renvoyée aux États-Unis par le Canada après que la Cour fédérale du Canada a refusé d'annuler son expulsion, alors que le verdict n'a pas été rendu concernant la demande déposée par Kimberley Rivera afin de rester sur le territoire canadien pour des raisons humanitaires. D'après certaines sources, l'avocat de cette femme a déclaré qu'elle risquait une peine de prison allant de deux à cinq ans.
Alors qu'elle était en permission début 2007, Kimberly Rivera a quitté l'armée sans autorisation et s'est rendue au Canada avec sa famille après avoir décidé qu'elle ne pouvait plus participer à la guerre en Irak ou à tout autre conflit sans aller à l'encontre de ses principes. Au Canada, elle a déposé une requête pour obtenir le statut de réfugiée, mais en vain. En janvier 2009, elle a été informée qu'elle devait quitter le pays et que si elle n'obtempérait pas, elle serait renvoyée de force aux États-Unis. Son expulsion a été repoussée lorsqu'elle a fait appel de cette décision.
Kimberly Rivera a déclaré publiquement être opposée au conflit en Irak quand elle était au Canada. Son avocat a essayé de faire annuler l'expulsion, notamment en présentant des éléments prouvant que les personnes se trouvant dans une situation semblable et qui expriment publiquement leur opposition à l'intervention américaine en Irak sont traitées plus durement à leur retour aux États-Unis que celles qui se taisent.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais ou dans votre propre langue :
exhortez les autorités à libérer Kimberly Rivera immédiatement et sans condition, en soulignant qu'elle est une prisonnière d'opinion, détenue uniquement parce qu'elle refuse de participer au conflit armé en Irak pour des raisons de conscience.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 2 NOVEMBRE 2012 À :
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Secrétaire à l'Armée
John McHugh
1400 Defense Pentagon
Washington, DC 20301-1400, USA
Formule d'appel : Dear Secretary McHugh, / Monsieur le Secrétaire,
Secrétaire à la Défense
Leon Panetta
Office of the Secretary of Defense
1000 Defense Pentagon
Washington DC 20301-1400, États-Unis
Fax : + 1 703 571 8951
Formule d'appel : Dear Secretary of Defence, / Monsieur le Secrétaire,
Copies à :
Président des États-Unis
Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington DC 20500, États-Unis
Fax : + 1 202 456 2461
Courriel (via site internet) : www.whitehouse.gov/contact/ (nécessite un code postal américain)
Formule d'appel : Dear Mr President, / Monsieur le Président,�
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques des États-Unis dans votre pays (adresse/s à compléter) :
nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de l'AU 263/12. Pour plus d'informations : http://amnesty.org/fr/library/info/AMR20/007/2012/fr.
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ACTION URGENTE
ÉTATS-UNIS. UNE FEMME DÉTENUE POUR OBJECTION DE CONSCIENCE
COMPLÉMENT D'INFORMATION
Amnesty International considère que le droit de refuser de servir dans l'armée pour des raisons de conscience est inhérent au droit à la liberté de pensée, de conscience ou de religion, reconnu à l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et à l'article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel les États-Unis sont parti.
L'organisation considère comme objecteur de conscience tout individu qui, pour des raisons de conscience ou de conviction profonde, refuse d'accomplir tout service, quel qu'il soit, dans les forces armées. Peuvent être incluses dans cette définition les personnes qui refusent de participer à une guerre en particulier en raison d'un désaccord avec les objectifs poursuivis ou la façon dont la guerre est menée, même si par ailleurs elles ne s'opposent pas à toutes les guerres.
Si un tel individu est placé en détention ou emprisonné seulement en raison des actions menées en conséquence de ses convictions, Amnesty International le considérera comme un prisonnier d'opinion. L'organisation estime que les objecteurs de conscience sont également des prisonniers d'opinion s'ils sont incarcérés pour avoir quitté les forces armées sans autorisation pour des raisons de conscience, dans le cas où ils ont d'abord pris des mesures raisonnables pour être libérés de leurs obligations militaires ou s'il leur était impossible dans la pratique de prendre de telles mesures.
Amnesty International s'oppose au renvoi forcé de tout individu dans un pays où il risque fortement de devenir un prisonnier d'opinion.
Nom : Kimberly Rivera
Genre : femme
Action complémentaire sur l'AU 263/12, AMR 51/081/2012, 21 septembre 2012