Document - USA: Arizona performs USA’s 26th execution of 2012

États-Unis. 26e exécution depuis le début de l'année

Informations complémentaires sur l’AU 199/12, AMR 51/072/2012 - États-Unis 10 août 2012

ACTION URGENTE

ÉTATS-UNIS. 26e EXÉCUTION DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE

Daniel Cook a été exécuté en Arizona le 8 août dernier. Le Comité des grâces a refusé de le gracier et la Cour suprême des États-Unis n'a pas voulu intervenir.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 1987, Carlos Cruz-Ramos et Kevin Swaney ont été agressés avant d'être tués dans l'appartement partagé par Daniel Cook et un autre homme, John Matzke, à Lake Havasu City, en Arizona. Le 21 juillet, John Matzke est allé voir la police et a fait une déposition au sujet de ces meurtres. Des policiers se sont rendus à l'appartement, ont trouvé les corps des deux victimes et arrêté Daniel Cook. John Matzke a avoué avoir tué Carlos Cruz-Ramos et plaidé coupable d'un chef d'accusation de meurtre sans circonstances aggravantes. Il a été condamné à 20 ans d'emprisonnement. Le ministère public a abandonné les deux chefs d'accusation de meurtre avec circonstances aggravantes retenus contre lui en échange de son témoignage contre Daniel Cook. Entretemps, ce dernier s'est vu attribuer un avocat qui souffrait de troubles bipolaires et buvait beaucoup à l'époque. Quelques semaines avant son procès, il a renoncé à son droit à un avocat. Le jury l'a reconnu coupable des deux chefs d'accusation de meurtre avec circonstances aggravantes. Daniel Cook n'a présenté aucune circonstance atténuante au moment du rendu du verdict, et le juge l'a condamné à mort.

Ce magistrat a eu accès à certaines informations relatives aux antécédents de problèmes mentaux de l'accusé, marqués notamment par de multiples tentatives de suicide, mais bien plus d'éléments ont été révélés après le procès, notamment le fait que Daniel Cook a été soumis à de graves violences physiques et sexuelles de manière répétée par des membres de sa famille et d'autres personnes quand il était enfant et adolescent. On lui a diagnostiqué des lésions cérébrales organiques et un syndrome de stress post-traumatique.

Dans une déclaration sous serment signée en 2010, le procureur principal de son procès a indiqué que s'il avait eu connaissance de ces circonstances atténuantes, en particulier le fait que les maltraitances subies par le prévenu pendant son enfance « reflétaient les circonstances entourant le crime », il « n'[aurait] pas requis la peine de mort dans cette affaire ». Il s'est également rappelé que l'avocat désigné pour le procès se situait « au bas de l'échelle de compétence pour assurer la défense dans un cas type d'acte criminel » et « ne semblait avoir ni la capacité ni la volonté de fournir l'effort nécessaire pour représenter un prévenu accusé d'un crime passible de la peine capitale ». Il a ajouté que Daniel Cook « n'était clairement pas capable de se représenter lui-même ».

Le 27 juillet 2012, la cour fédérale d'appel du neuvième circuit a refusé de surseoir à l'exécution. Le 8 août, la Cour suprême des États-Unis a décidé de ne pas intervenir.

Le 3 août, le Comité des grâces du pouvoir exécutif de l'Arizona avait refusé de recommander au gouverneur de gracier le prévenu.

Depuis la reprise des exécutions en 1977 aux États-Unis, ce pays a enregistré 1 303 exécutions, dont 33 en Arizona. Depuis le début de l'année, 26 personnes ont été mises à mort, dont cinq dans cet État.

Aucune action complémentaire n'est requise de la part des membres du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Ceci est la première mise à jour de l'AU 199/12. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR51/059/2012/fr.

Nom : Daniel Cook

Genre : homme

Informations complémentaires sur l'AU 199/12, AMR 51/072/2012, 10 août 2012

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