Document - USA: Further information: Inmate found hanged days before execution: Billy Slagle

États-Unis. Un prisonnier retrouvé pendu avant son exécution

Informations complémentaires sur l’AU 189/13, AMR 51/056/2013 - États-Unis d'Amérique 5 août 2013

ACTION URGENTE

ÉTATS-UNIS. UN PRISONNIER RETROUVÉ PENDU AVANT SON EXÉCUTION

Billy Slagle, qui devait être exécuté le 7 août dernier, a été retrouvé pendu dans sa cellule dans la matinée du 4 août. Le décès a été prononcé environ une heure après la découverte du corps. Cet homme s’était vu refuser la grâce, mais une procédure judiciaire était en cours.

Billy Slagle a été condamné à mort en 1988 dans le comté de Cuyahoga, dans l’Ohio, pour le meurtre de sa voisine Mari Anne Pope, 40 ans. Tôt dans la matinée du 13 août 1987, cette femme avait entendu quelqu’un s’introduire chez elle et a été poignardée à plusieurs reprises lorsqu’elle s’est levée. Billy Slagle, arrêté sur les lieux du crime, avait alors 18 ans.

Le 24 juillet 2013, le bureau du gouverneur John Kasich a annoncé qu’il avait « refusé une demande de grâce » adressée par cet homme. Cette décision était définitive, étant basée sur la recommandation du Comité des grâces, qui, le 16 juillet dernier, s’est prononcé à six voix contre quatre contre la grâce.

Billy Slagle avait réclamé la commutation de sa condamnation à mort en réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Parmi les partisans de la grâce figuraient l’actuel procureur du comté de Cuyahoga et l’un des juges de la cour suprême de l’Ohio, qui s’était opposé à la confirmation de la condamnation à mort du prévenu en 1992. En 2006, une juge fédérale a également exprimé son désaccord, arguant que les manquements du parquet avaient « contaminé » le procès.

Le 4 août dernier vers 5 heures du matin, Billy Slagle a été retrouvé pendu dans sa cellule du centre correctionnel de Chillicothe. Il aurait dû commencer à faire l’objet d’une surveillance constante à 10 heures le même jour et pendant les 72 heures précédant son exécution, qui devait avoir lieu à la prison du sud de l’Ohio. Un porte-parole de l’administration pénitentiaire de l’Ohio a déclaré qu’une « enquête minutieuse » serait menée sur ce décès.

Dans la décision prise le 16 juillet 2013 par le Comité des grâces, un des membres en faveur de la grâce a écrit : « Le jeune âge et l’immaturité de Billy Slagle au moment du crime plaident grandement en sa faveur dans ce crime horrible. Les normes en pleine évolution relatives à la dignité humaine, ainsi que les études médicales, scientifiques et sociologiques donnent à penser qu’une sentence aussi définitive et irrévocable que la mort ne devrait pas être prononcée contre une personne qui, comme lui, renfermait un potentiel de maturation et d’évolution importantes au moment où le crime est commis. Pour Billy Slagle, cette capacité est attestée par son adaptation positive au milieu carcéral. »

Billy Slagle a déclaré au Comité des grâces qu’il éprouvait beaucoup de remords pour le meurtre de Mari Anne Pope et qu’il comprenait les conséquences de son acte pour la famille de cette femme. Il a également présenté ses excuses à sa propre famille pour ce qu’il leur avait fait endurer. Incarcéré pendant toute sa vie d’adulte, à l’exception de huit mois, cet homme a passé les 25 dernières années dans le couloir de la mort. Depuis le refus de sa demande de grâce, ses avocats avaient saisi les tribunaux pour obtenir un nouveau jugement et le report de l’exécution.

Les États-Unis a enregistré 1 342 exécutions, dont 22 cette année, depuis que la Cour suprême fédérale a adopté des lois révisées permettant la reprise des exécutions. L’Ohio a procédé à 51 de ces exécutions, dont deux depuis le début de l’année.

Aucune action complémentaire n’est requise de la part du Réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Ceci est la seconde mise à jour de l’AU 189/13. Pour plus informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR51/052/2013/fr.

Nom : Billy Slagle

Homme

Informations complémentaires sur l’AU 189/13, AMR 51/056/2013, 5 août 2013

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