Document - Trinidad and Tobago: Amnesty International welcomes the commitment to combat violence against women and girls but regrets the rejection of recommendations relating to the death penalty

Trinité-et-Tobago. Amnesty International salue l'engagement de combattre les violences faites aux femmes et aux filles mais regrette le rejet des recommandations relatives à la peine de mort

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

AILRC-FR

Index AI : AMR 49/001/2012

15 mars 2012

Trinité-et-Tobago. Amnesty International salue l'engagement de combattre les violences faites aux femmes et aux filles mais regrette le rejet des recommandations relatives à la peine de mort

Le Conseil des droits de l'homme adopte les conclusions de l'Examen périodique universel sur Trinité-et-Tobago.

Amnesty International salue la décision de Trinité-et-Tobago de soutenir les recommandations visant à combattre les violences faites aux femmes et aux filles. L'organisation encourage le gouvernement à finaliser et à mettre en œuvre le projet de Politique nationale sur le genre et le développement, et à procéder à la promulgation et l'entrée en vigueur du projet de loi de 2011 sur la traite des êtres humains.

Amnesty International regrette néanmoins que Trinité-et-Tobago ait rejeté les recommandations émises par 12 États, concernant la peine de mort. Si l'organisation salue le fait qu'il n'y ait eu aucune exécution dans ce pays depuis 1999, elle n'adhère pas au point de vue du gouvernement, qui pense qu'il est nécessaire de garder ce châtiment pour répondre aux crimes violents, se conformant ainsi à l'avis de la population. Amnesty International pense que l'opinion publique sur la peine capitale est principalement due au désir d'être protégé des violences et libéré de la peur des crimes. Étant donné le faible nombre de condamnations dans ce pays, il serait plus efficace de lutter contre la criminalité en améliorant les capacités de la police à identifier et résoudre les crimes, en perfectionnant le système de justice pénale et en combattant le crime et la violence à la racine. L'organisation rappelle que la peine de mort bafoue le droit à la vie, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Plusieurs organes et mécanismes des Nations unies ont plusieurs fois appelé les États membres à restreindre et suspendre l'utilisation de ce châtiment, ce qui constitue une première étape en vue de l'abolition. Amnesty International exhorte Trinité-et-Tobago à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort en peines d'emprisonnement et à abolir la peine capitale.

L'organisation salue la décision du gouvernement trinidadien de soutenir les recommandations visant à promouvoir et respecter les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Cependant, la loi criminalisant les relations consensuelles entre adultes du même sexe, toujours en vigueur, contribue à créer un environnement discriminatoire ne permettant pas aux LGBT de jouir pleinement de leurs droits humains. Amnesty International exhorte le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre la discrimination à l'égard des LGBT et les préjugés entourant les relations entre personnes du même sexe en abrogeant cette loi.

Contexte

Lors de sa 19e session du 15 mars 2012, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté les conclusions de l'Examen périodique universel (EPU) de Trinité-et-Tobago. Avant cela, Amnesty International a fait la déclaration orale ci-dessus. L'organisation a également contribué aux informations sur lesquelles s'est appuyé l'EPU par l'intermédiaire du rapport sur Trinité-et-Tobago qu'elle a présenté à cet effet : http://www.amnesty.org/en/library/info/AMR49/006/2011/en (en anglais).

Document public

****************************************

Secrétariat international, Amnesty International, 1 Easton St., Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni, www.amnesty.org.

A/HRC/19/7, recommandations 86.4 (Argentine), 86.5 (Brésil), 87.3 (Chili), 87.8 (Afrique du Sud), 87.9 (Espagne), 87.10 (Nouvelle-Zélande), 87.11 (Malaisie), 87.12 (Uruguay), 87.13 (Slovaquie), 87.14 (Israël), 87.15 (États-Unis) et 87.16 (Canada).

Ibid., recommandation 87.3 (Chili).

Ibid., recommandation 87.15 (États-Unis).

Ibid., recommandations 89.3 (Canada), 89.4 (Brésil), 89.5 (Uruguay), 89.6 (Roumanie), 89.7 (Australie), 89.8 (Royaume-Uni), 89.9 (France), 89.10 (Turquie), 89.11 (Slovaquie), 89.12 (Chili), 89.13 (Espagne) et 89.14 (Allemagne).

Ibid., paragraphe 19.

Ibid., recommandations 86.10 (Canada) et 87.23 (États-Unis).

Ibid., recommandations 88.48 (France), 88.49 (Nouvelle-Zélande), 88.50 (Allemagne) et 88.51 (Espagne).

How you can help

AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE