Document - Nicaraguan journalist’s life at risk

Nicaragua. Un journaliste nicaraguayen en danger


AU 44/11, AMR 43/001/2011 – Nicaragua 23 février 2011


ACTION URGENTE

UN JOURNALISTE NICARAGUAYEN EN DANGER

Luis Galeano, un journaliste nicaraguayen travaillant pour El Nuevo Diario, a reçu par courrier et par téléphone des menaces de mort proférées par des inconnus. Il est en danger.

Le 19 février, un inconnu a appelé Luis Galeano sur son téléphone portable et lui a dit : « Tu as 72 heures pour changer d'avis sur ce que tu vas publier, sinon ta famille ne te reverra plus. » Il faisait allusion à une enquête menée ces derniers jours par Luis Galeano et un collègue sur une affaire de corruption. Il s'agirait d'un détournement de fonds estimé à environ 15 millions d'euros, auquel se seraient livrés des membres du Conseil suprême électoral entre 2004 et 2008.

L'article a paru dans El Nuevo Diario le 21 février.

Quelques heures avant l'appel de menace, Luis Galeano avait reçu un message laissé par un inconnu à l'accueil du journal où il travaille. Ce message faisait référence à ses recherches sur l'affaire de corruption en question et exigeait qu'il ne publie par son article. Il se terminait ainsi : « Ce que vous essayez de faire, c'est compromettre le Conseil suprême électoral, étant donné que les alliances [politiques] seront enregistrées le 1er mars […]. Nous ne plaisantons pas. » Il finissait par le slogan : « Une patrie libre ou la mort. »

Ces derniers mois, les manœuvres d'intimidation visant des professionnels des médias se sont multipliées au Nicaragua dans le contexte du débat politique houleux qui s'est engagé à l'approche de l'élection présidentielle prévue pour novembre 2011.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :

  • demandez qu'une enquête indépendante, approfondie et impartiale soit menée sur les menaces que Luis Galeano a reçues, que les conclusions en soient rendues publiques et que les responsables présumés soient déférés à la justice ;

  • exhortez les autorités à prendre immédiatement des mesures afin de protéger efficacement cet homme, dans le respect de ses souhaits.


ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 6 AVRIL 2011 À :

Procureur général

Dr. Julio Centeno Gómez

Fiscal General de la República de Nicaragua

Ministerio Público

Km 4, Carretera Masaya

Contiguo al Bancentro

Managua, Nicaragua

Fax : +505 2255 6832

Formule d'appel : Estimado Sr. Fiscal, / Monsieur le Procureur général,

Directrice de la police nationale

Primera Comisionada Aminta Granera Sacasa

Directora de la Policía Nacional

Edificio Faustino Ruiz

Managua, Nicaragua

Fax : +505 2277 1871

Formule d'appel : Estimada Comisionada, / Madame,





Copies à :

CENIDH

De la Texaco de Montoya 1 ½ c. al sur,

Managua, Nicaragua







Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Nicaragua dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

UN JOURNALISTE NICARAGUAYEN EN DANGER

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Amnesty International a déjà fait part de ses inquiétudes quant à la liberté d'expression et d'association au Nicaragua. Le Rapport 2010 de l'organisation réunit des informations sur une série d'agressions de journalistes, de détracteurs du gouvernement et de militants de la société civile. En novembre 2009, des sympathisants du pouvoir en place ont attaqué à Managua, la capitale, un groupe de manifestants qui dénonçaient la corruption et les restrictions pesant sur la liberté d'expression. Ils leur ont jeté des pierres et ont fracturé la porte d'un poste de police où les manifestants avaient trouvé refuge. Voir l'entrée sur le Nicaragua dans le Rapport 2010 d'Amnesty International, La situation des droits humains dans le monde (index AI : POL 10/001/2010).

Selon certains médias, un journaliste d'El Nuevo Diario a été victime de manœuvres d'intimidation le 11 février à Massaya après avoir publié un article impliquant un proche du chef de la police locale.

AU 44/11, AMR 43/001/2011, 23 février 2011

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