Document - Honduras: Protection group in Honduras threatened

Honduras. Un groupe de protection menacé

AU 136/12, AMR 37/008/2012 - Honduras 17 mai 2012 17 mai 2012

ACTION URGENTE

HONDURAS. UN GROUPE DE PROTECTION MENACÉ

Deux Européennes qui se sont portées volontaires pour un projet international de protection basé à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, ont été menacées en avril dernier. Ces deux bénévoles, une Française et une Britannique, protègent des individus et des membres d'organisations honduriennes de défense des droits humains en danger en les accompagnant. Leur propre sécurité est maintenant en danger.

Le 26 avril 2012, une bénévole participant au Projet d'accompagnement au Honduras (PROAH) a reçu un SMS de menace indiquant : « Sales merdes, quand on vous aura mis une balle dans la tête, vous garderez le silence. » Le même message a été envoyé à des personnes dont le PROAH s'est occupé au cours des derniers mois.

Le 22 avril, une autre bénévole de l'organisation a reçu un SMS similaire qui citait des personnes ayant bénéficié du projet. On pouvait lire : « [...] peu importe par qui on commence... le résultat sera le même. » Ce message a lui aussi été envoyé aux individus pris en charge par le PROAH. Les menaces reçues par cet organisme ont été signalées aux autorités honduriennes le 30 avril dernier.

Ces messages étaient signés par le CAM (Commando Álvarez Martinez) ; ce pseudonyme a déjà été utilisé dans des menaces proférées contre des défenseurs des droits humains et des journalistes au Honduras. Álvarez Martinez était un général de l'armée hondurienne entre 1982 et 1984, au moment où de graves violations des libertés fondamentales ont été commises. Des groupes locaux de défense des droits humains associent cet homme aux escadrons de la mort paramilitaires pendant cette période.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en espagnol ou dans votre propre langue :

appelez les autorités à diligenter une enquête indépendante, minutieuse et impartiale sur les menaces adressés aux membres du PROAH, à rendre les conclusions publiques et à traduire les responsables présumés en justice ;

exhortez-les à prendre des mesures effectives pour mettre fin au harcèlement et aux menaces dont ces personnes font l'objet, de même que d'autres défenseurs des droits humains au Honduras, et à établir un rapport sur ces mesures ;

rappelez-leur que les défenseurs des droits humains ont le droit de mener leurs activités sans restrictions injustes ni craintes de représailles, conformément à la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'homme.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 27 JUIN 2012 À :

Procureur général

Luis Alberto Rubí

Fiscal General de la República

Lomas del Guijarro, Avenida República Dominicana, Edificio Lomas Plaza II

Tegucigalpa, Honduras

Fax : +504 2221 5667

Formule d'appel : Sr. Fiscal General, / Monsieur le Procureur général,

Ministre de la Justice et des Droits humains

Ana Pineda

Ministra de Justicia y Derechos Humanos

Col. Lomas del Mayab,

Ave. República de Costa Rica,

Entre BAC-BAMER y BANHCAFE

Tegucigalpa MDC, Honduras

Courriel : info@sjdh.gob.hn

Formule d'appel : Estimada Sra. Ministra, / Madame la Ministre,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Honduras dans votre pays (adresse/s à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

HONDURAS. UN GROUPE DE PROTECTION MENACÉ

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Le PROAH a été instauré par l'organisation américaine à but non lucratif Friendship Office of the Americas. Le PROAH fournit des accompagnateurs pour protéger des défenseurs des droits humains honduriens depuis 2010. Des bénévoles venant d'Europe et d'Amérique du Nord escortent des individus et des membres d'organisations considérés en danger, dans le but de décourager toute violence et d'améliorer le respect des droits humains.

Le Commando Álvarez Martinez (CAM) est un pseudonyme utilisé dans des menaces proférées contre des défenseurs des droits humains et des journalistes depuis le coup d'état de 2009. Álvarez Martinez était un général de l'armée hondurienne entre 1982 et 1984, au moment où de graves violations des libertés fondamentales ont été commises. Des groupes locaux de défense des droits humains associent cet homme aux escadrons de la mort paramilitaires pendant cette période. Plus récemment, cet acronyme a été utilisé dans des menaces adressées à Dina Meza, journaliste et défenseure des droits humains (voir AU 106/12, AMR 37/006/2012, 18 avril 2012, http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR37/006/2012/fr)

Personnes concernées : deux bénévoles du PROAH (Projet d'accompagnement au Honduras) dont Amnesty International connaît l'identité

Genre : femmes

AU 136/12, AMR 37/008/2012, 17 mai 2012

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