Document - ‘Nowhere to Go’: Forced Evictions in Haiti´s Camps for Displaced People [Facts and Figures]

Haïti. « Nulle part où aller ». Expulsions forcées dans les camps pour personnes déplacées d'Haïti, quelques chiffres importants

AMNESTY INTERNATIONAL

FAITS ET CHIFFRES

Index AI : AMR 36/012/2013

AILRC-FR

Embargo : 23 avril 2013 à 16 h 00 TU

« Nulle part où aller ». Expulsions forcées dans les camps pour personnes déplacées d'Haïti, quelques chiffres importants

Séisme du 12 janvier 2010

200 000 morts

2,3 millions de personnes sans abri

105 000 bâtiments d'habitation détruits ; 208 164 autres fortement endommagés

1 550 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays et rassemblées dans 1 555 camps improvisés

600 000 personnes ayant quitté des zones touchées par le séisme pour se réfugier dans d'autres régions du pays

Population déplacée à l'intérieur du pays à l'heure actuelle

320 051 personnes (environ 81 349 familles) vivant dans 385 camps (au 31 mars 2013, statistiques de l'Organisation internationale du travail, OIT)

Expulsions forcées

16 104 familles ont été expulsées de 175 camps (juillet 2010 - fin mars 2013, statistiques OIT)

Environ 75 000 personnes (près d'un quart du nombre total de personnes déplacées vivant actuellement dans des camps) sont toujours menacées d'expulsion (OIT, mars 2013)

Conditions de vie dans les camps

427 camps sur 450, soit 311 196 personnes, ne disposaient d’aucun point d’eau sur place et 228 camps n'étaient pas équipés de toilettes (OIT, janvier 2013)

Choléra (début d'épidémie : octobre 2010)

8 060 morts et 360 934 personnes hospitalisées (au 31 mars 2013, statistiques du ministère haïtien de la Santé)

Avant le séisme

700 000 logements - ampleur du déficit de logement au niveau national

67 % de la population urbaine vivait dans des quartiers improvisés qui ne couvraient que 22 % de la surface occupée (étude de 1997). La moitié des bidonvilles étaient situés sur des pentes abruptes ou au fond de ravines ; les quartiers pauvres installés en centre-ville et sur la côte étaient eux aussi exposés aux inondations car situés près de bassins hydrographiques. C’est dans ces quartiers, où étaient entassés 80 % de la population, que les dégâts causés par le tremblement de terre ont été les plus étendus et les plus graves. Le séisme a donc encore aggravé la crise du logement.

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