Document - Sudan: North-South peace deal leaves future of human rights uncertain

Amnesty International

BULLETIN D'INFORMATION 035/2005





SOUDAN

Amnesty International cherche à obtenir que l’Union africaine apporte son soutien pour que la situation dans le pays soit soumise à la Cour pénale internationale

Index AI : AFR 54/020/2005

ÉFAI

Vendredi 11 février 2005


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Amnesty International a écrit au président de l’Union africaine, le président du Nigéria Olusegun Obasanjo, pour le prier instamment d’appuyer la soumission, par le Conseil de sécurité à la Cour pénale internationale, de la situation au Soudan.

Ceci est d’autant plus urgent que le gouvernement soudanais continue de minimiser l’importance des violations des droits humains et des crimes de guerre commis lors des récents conflits. Le premier vice-président du Soudan, Ali Osman Taha, a rejeté alors qu’il s’adressait il y a quelques jours au Conseil de sécurité, l’éventualité d’un recours à un tribunal extérieur au Soudan, tandis que le dirigeant du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS), John Garang, aurait déclaré que les questions relatives aux atteintes aux droits humains et aux crimes de guerre devaient venir après les initiatives pour la paix et l’aide .

Amnesty International demeure convaincue que l’on ne trouvera pas de solution à long terme aux conflits qui déchirent depuis longtemps le Soudan si on ne cherche pas d’abord à rendre justice aux victimes de ces crimes. L’organisation pense également que la Cour pénale internationale est le meilleur moyen d’y parvenir. La commission d’enquête nommée par le Conseil de sécurité en est arrivée à la même conclusion dans son rapport.

Les conflits qui déchirent le Soudan depuis vingt et un ans ont fait plus de deux millions de morts et provoqué le déplacement de six millions de personnes ; des milliers de femmes et d’enfants ont été enlevés et violés, et des centaines de villages détruits. Pourtant, pas un seul responsable présumé de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité n’a été, pour autant que l’on sache, traduit en justice au Soudan.

Vous pouvez consulter la lettre envoyée au président Obasanjo sur le site d’Amnesty International, à l’adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/Index/ENGIOR630012005. 


Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d’Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566, ou consulter le site http://www.amnesty.org


La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International – Éfai –
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l’adresse suivante :
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