Document - Zimbabwe: Further information: Human rights defenders released on bail
Informations complémentaires sur l’AU 301/12, AFR 46/013/2012 – Zimbabwe 12 novembre 2012
ACTION URGENTE
DES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS LIBÉRÉS SOUS CAUTION
Trois défenseurs zimbabwéens des droits humains, qui avaient été placés en détention le 5 novembre et transférés illégalement de Harare à Bulawayo le 7 novembre, ont finalement été inculpés et libérés sous caution le 8 novembre dans l’après-midi.
Fidelis Mudimu, Zachariah Godi et Tafadzwa Geza sont des cadres de l’Unité de soutien psychologique (CSU), organisation qui prodigue une assistance médicale et psychologique aux victimes de violences organisées et d’actes de torture.
Le 8 novembre dans l’après-midi, un magistrat de Bulawayo a ordonné la libération de ces trois hommes après qu’ils ont été finalement inculpés d’avoir « endommagé intentionnellement des biens, en contravention de la section 140 de la Loi relative au droit pénal (codification et réforme) ».
Fidelis Mudimu, Zachariah Godi et Tafadzwa Geza ont été libérés moyennant une caution d’environ 80 euros, à condition de remettre leurs passeports au greffier du tribunal correctionnel de Harare et de se présenter une fois par semaine au poste de police central de la ville. Ils doivent comparaître de nouveau devant un tribunal de Bulawayo le 6 décembre. Les avocats de la défense ont porté plainte pour le traitement inhumain et dégradant auquel leurs clients ont, semble-t-il, été soumis pendant leurs 72 heures de détention.
Amnesty International pense que les accusations ont été forgées de toutes pièces et sont symptomatiques des violations incessantes de la loi que commet la police zimbabwéenne pour entraver et persécuter les défenseurs des droits humains qui pratiquent leurs activités légitimes.
Fidelis Mudimu, Zachariah Godi et Tafadzwa Geza ont été arrêtés le 5 novembre lors d’une descente de police au centre médical de la CSU, à Harare. Après être arrivés sans autorisation de perquisition et avoir demandé à entrer, les policiers ont présenté un document les autorisant à fouiller le bâtiment à la recherche d’éléments « offensants et subversifs ». Ils ont saisi un ordinateur, des documents et des dossiers médicaux confidentiels. Les trois hommes concernés ont été arrêtés et transportés au poste de police central de Harare. Le 7 novembre, Fidelis Mudimu, Zachariah Godi et Tafadzwa Geza ont été transférés illégalement à Bulawayo, à plus de 400 kilomètres de Harare, à bord d’un pick-up dépourvu de protection contre le soleil, alors que la température dépassait les 30 °C. Au total, ils ont été détenus pendant plus de 72 heures sans être renvoyés devant un magistrat ni être inculpés. Or, il est illégal de détenir une personne sans inculpation pendant plus de 48 heures au Zimbabwe.
Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n’est requise. Amnesty International continuera à suivre l’évolution de cette affaire.
Ceci est la première mise à jour de l’AU 301/12. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR46/012/2012/fr.
Noms : Fidelis Mudimu, Zachariah Godi et Tafadzwa Geza
Genre : hommes�
Informations complémentaires sur l’AU 301/12, AFR 46/013/2012, 12 novembre 2012