Document - Nigeria: Further information: Demolitions cease but people still homeless

Nigeria. Les démolitions ont cessé mais de nombreuses personnes sont toujours sans abri

Informations complémentaires sur l'AU 51/13, AFR 44/005/2013 - Nigeria 10 mai 2013

ACTION URGENTE

LES DÉMOLITIONS ONT CESSÉ MAIS DE NOMBREUSES PERSONNES SONT TOUJOURS SANS ABRI

Des centaines de personnes du site de Badia-Est, dans l'État de Lagos au Nigeria, sont menacées d'être à nouveau expulsées alors qu'elles ont déjà été forcées de quitter leurs habitations le 23 février. Les autorités n'ont pas étendu les opérations de démolition à d'autres secteurs de Badia-Est, mais la crainte demeure.

Le 23 février, des centaines de maisons ont été détruites à Badia-Est par le gouvernement de l'État de Lagos. Les habitants n'ont pas été prévenus suffisamment à l'avance et aucune solution de relogement ou indemnisation ne leur a été proposée. Environ 200 policiers lourdement armés avaient supervisé l'opération et des résidents qui avaient essayé de résister aux destructions avaient été roués de coups par la police.

Des résidents de Badia-Est ont dénoncé les démolitions et se sont rendus devant le bureau du gouverneur de l'État de Lagos quelques jours après les expulsions. Le gouverneur a cependant refusé de rencontrer les dirigeants de la communauté et d'entendre leurs préoccupations.

Après les démolitions, un grand nombre des habitants de Badia-Est qui avaient été expulsés n'avaient nulle part où aller et ont commencé à construire des abris temporaires à partir des débris de leurs anciens logements.

Le 25 mars, les autorités de l'État de Lagos ont commencé à user contre eux de manœuvres d'intimidation et de harcèlement et à leur dire qu'ils ne pouvaient pas rester dans des structures provisoires. Cinq hommes ont été arrêtés le même jour après qu'ils eurent commencé à construire un réservoir devant approvisionner d'urgence la communauté en eau, gratuitement, un conduit d'alimentation ayant été détruit durant les opérations. Ces actes de harcèlement se sont poursuivis le lendemain lorsque des représentants du groupe d’intervention chargé du contrôle et de l'application des lois ont chassé des personnes de leurs abris de fortune.

Amnesty International et le Centre d'action pour les droits économiques et sociaux (SERAC), une ONG nigériane, ont condamné les démolitions et les actes d'intimidation qui ont suivi, demandé aux autorités de mettre un terme aux destructions et prié les autorités de l'État de fournir aux habitants touchés une aide d'urgence et des réparations effectives, dont des solutions de relogement appropriées.

Le 28 février, le SERAC a porté plainte auprès de la haute cour de l'État de Lagos, au nom des habitants de Badia-Est, afin de tenter d'empêcher le gouvernement de l'État de procéder à de nouvelles expulsions ou d'utiliser les zones d'où ont été expulsés de force des habitants de Badia-Est. Le 12 avril, la cour a refusé de donner suite aux demandes d'ordonnances formulées par le SERAC, laissant les résidents de Badia-Est dans la peur permanente de subir de nouvelles démolitions dans ce quartier informel.

Amnesty International et le SERAC continueront à faire campagne au nom des habitants de Badia-Est et d'autres communautés dont les membres risquent d'être victimes d'expulsions forcées dans l'État de Lagos.

Aucune action complémentaire n'est requise de la part des membres du réseau Actions urgentes pour l’heure. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.

Ceci est la première mise à jour de l’AU 51/13. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR44/002/2013/fr.

Nom : Des centaines de personnes expulsées de force à Badia-Est

Hommes et femmes

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