Document - Equatorial Guinea: Further information on fear of forced evictions/ fear of use of excessive force




ACTION URGENTE



PUBLIC Index AI : AFR 24/001/2007 – ÉFAI

26 janvier 2007


Informations complémentaires sur l’AU 304/06 (AFR 24/012/2006 du 14 novembre 2006) et sa mise à jour (AFR 24/017/2006 du 11 décembre 2006)



Craintes d'expulsions forcées / Craintes de recours excessif à la force



GUINÉE ÉQUATORIALE Plus de 360 familles



La menace qui pesait sur 360 familles de la capitale, Malabo, à qui l’on avait ordonné de quitter leur logement avant le 2 janvier, n’a pas été mise à exécution. Selon un habitant de La Vigatana, l’une des localités visées, cette victoire a été obtenue grâce à l’intervention des membres du Réseau Actions urgentes.


Les habitants de La Vigatana ont rencontré à plusieurs reprises des membres du gouvernement. Il semble que les pouvoirs publics soient actuellement en train d’aménager les terrains situés à Basapú-Fiston (Fishtown), où les familles expulsées doivent être relogées (préparation d’un accès routier et raccordement aux réseaux d'eau courante, d'électricité et de tout-à-l'égout).

Lors d’une réunion tenue le 17 janvier, le ministre des Infrastructures et de l’Urbanisme aurait donné l’assurance aux habitants de La Vigatana qu’ils ne seraient pas expulsés avant que les terrains soient aménagés et que chacun ait construit sa maison à Basapú. Il n’a pas fixé de délai dans lequel les habitations devaient être prêtes. Le ministre a également affirmé aux habitants qu’ils se verraient attribuer un terrain d’une superficie égale à celui dont ils disposent actuellement. Les lots n’ont toutefois pas encore été répartis et l’on n’est pas certain que chacun bénéficiera de la même surface qu’aujourd’hui.


La question des droits des occupants et des titres de propriété n’a jusqu’à présent pas été négociée, ni même discutée. Les habitants n’ont reçu aucune compensation pour les pertes subies, pas plus qu’ils n’ont été consultés pour l’évaluation de leurs biens – y compris les terrains et les habitations. Celle-ci a été menée de manière unilatérale par les autorités.


Aucune action complémentaire n’est requise de la part du Réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels. Amnesty International continuera à surveiller la situation et interviendra de nouveau si nécessaire, afin de mettre un terme à d’éventuelles expulsions forcées.



La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse suivante :
http://www.efai.org

How you can help

AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE