Document - Write for rights: Take action against human rights abuses

ÉCRIRE POUR LES DROITS

AGISSEZ CONTRE LES ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS




AMNESTY INTERNATIONAL

Document public

ACT 30/008/2009

ÉFAI


Décembre 2009





de gauche à droite à partir du haut : Actions Écrire pour les droits au Canada, en Corée du Sud, en Pologne, en Mongolie et en Tunisie.

© Amnesty International





ÉCRIRE POUR LES DROITS

5-13 DÉCEMBRE 2009




L'action Écrire pour les droits d'Amnesty International a lieu chaque année, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de l'homme, le 10 décembre. Chaque année, des gens du monde entier se rassemblent pour exiger que les droits des personnes soient respectés, protégés et réalisés, et se montrer solidaires avec les personnes dont les droits sont bafoués.


Les participants écrivent des lettres, envoient des fax et des courriels, ou signent des pétitions.Ils demandent la protection des défenseurs des droits humains et la libération des prisonniers d'opinion. Ils dénoncent les injustices et demandent des comptes.


Cette année, Amnesty International lance un appel à l'action en faveur de personnes subissant des atteintes aux droits humains en Colombie, en Égypte, en Guinée équatoriale, en Éthiopie, en Grèce, au Népal, au Nicaragua, dans les territoires palestiniens occupés, en Ouzbékistan et au Viêt-Nam.Vous pouvez trouver des informations sur certaines de ces personnes au verso. Pour obtenir des détails sur d'autres personnes emprisonnées, torturées ou maltraitées pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions ou pour avoir défendu les droits humains, rendez-vous sur : www.amnesty.org/fr/individuals-at-risk.


Vos lettres, ainsi que celles de milliers d'autres, contribueront à faire pression sur les gouvernements et les organisations internationales qui ne font pas cesser ces atteintes. Elles peuvent aider les personnes concernées à faire entendre leur voix.





ÉCRIRE POUR LES DROITS


LA SOLIDARITÉ, ÇA MARCHE !

« J‘ai passé neuf cents jours sur une "île de torture", dont sept cents à l'isolement.Si j'ai tenu, c'est uniquement grâce au soutien des personnes qui s'inquiétaient de mon sort.C'est la seule chose qui m'a donné de la force. »

Mutabar Tadzhibaeva, présidente du Utiuraklar Club, une organisation de défense des droits humains indépendante d'Ouzbékistan. En mars 2006, elle avait été condamnée à huit ans de prison et a été libérée de façon anticipée en juin 2008. Les participants de l'action de 2006 lui ont envoyé des lettres de soutien.



L'ÉCRITURE DE LETTRES, ÇA MARCHE !

« Tant de membres de l‘ASJ ont dit combien ils se sentaient encouragés chaque fois qu'ils passaient à côté des kilos de lettres d'Amnesty entreposées dans le bureau. »

Témoignages de membres de l'Asociación para una Sociedad más Justa (ASJ, Association pour une société plus juste). Deux membres du personnel qui subissaient des menaces et des intimidations ont reçu des messages de soutien à l'occasion de l'action de 2007.




KONSTANTINA KOUNEVA, GRÈCE


Le 22 décembre 2008, Konstantina Kouneva, travailleuse migrante bulgare et dirigeante syndicale, a été grièvement blessée par une attaque à l'acide sulfurique. Cette agression l'a laissée borgne – sa vision est limitée dans l'autre œil – et lui a également occasionné de graves lésions au larynx, à l'œsophage et à l'estomac. La police a omis de tenir compte de ses activités syndicales au cours de l'enquête.


En juin 2009, le juge d'instruction chargé de l'affaire a décidé de mettre fin à l'enquête, alors que les auteurs n'avaient pas encore été identifiés.Les avocats de Konstantina Kouneva estiment que l'enquête présentait des vices de forme. Konstantina Kouneva est encore à l'hôpital et attend plusieurs opérations supplémentaires.


Veuillez écrire à :

Director of the Prosecutor's Office of the First Instance Courts of Athens

(κύριονΠροϊστάμενοΕισαγγελίαςΠρωτοδικών)

Building No. 16

Proin Sholi Evelpidon

Athens 10167

Grèce


- exigez que l'enquête relative à l'agression de Konstantina Kouneva se poursuive, en toute impartialité et indépendance, et qu'elle aboutisse à la comparution en justice des agresseurs ;

- demandez que soit assurée la protection d'autres défenseurs des droits humains et syndicalistes, menacés par des attaques similaires.

Konstantina Kouneva, photographiée avant l'attaque.

© DR




NGUYEN VAN DAI et LE THI CONG NHAN, VIÊT-NAM


Nguyen Van Dai (40 ans) et Le Thi Cong Nhan (30 ans), deux avocats spécialisés dans la défense des droits humains, ont été incarcérés en mai 2007 pour « propagande contre l'État ». Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan ont été condamnés respectivement à cinq et à quatre ans d'emprisonnement.

Leurs peines ont été réduites d'un an chacun en appel le 27 novembre 2007.Amnesty International considère ces personnes comme des prisonniers d'opinion et demande leur libération immédiate.


Veuillez écrire à :

Nguyen Tan Dung

Bureau du Premier ministre

Hoang Hoa Tham

Ha Noi

République socialiste du Viêt-Nam

Fax : 844 3 823 1872(c/o Ministry of Foreign Affairs)

Formule d'appel : Dear Prime Minister, / Monsieur le Premier ministre,


- demandez la libération immédiate et inconditionnelle Le Thi Cong Nhan et Nguyen Van Dai, qui sont des prisonniers d'opinion ;

- demandez au Premier ministre de veiller à ce que ces personnes soient autorisées à recevoir des visites régulières de leur famille, ainsi que des soins médicaux appropriés.


Nguyen Van Dai

© freeDai-Nhan.org

Le Thi Cong Nhan

© freeDai-Nhan.org




LA COMMUNAUTÉ DE PAIX DE SAN JOSÉ DE APARTADÓ, COLOMBIE


Les membres de la communauté de paix de San José de Apartadó, dans la municipalité d'Apartadó (département d'Antioquia), ont subi des menaces et des attaques répétées car ils refusent de participer au conflit armé qui déchire le pays depuis quarante ans.

Plus de 170 personnes ont été tuées depuis la création de la communauté, en 1997.Les autorités colombiennes ont fait peu de progrès dans les enquêtes portant sur les exactions commises contre cette communauté.


Veuillez écrire à :

Señor Presidente Álvaro Uribe Vélez

Presidente de la República

Palacio de Nariño

Carrera 8 No.7-26

Bogotá

Colombie

Fax : 57 1 337 5890

Formule d'appel : Excmo. Sr. Presidente Uribe, / Monsieur le Président de la République,


- soulignez le droit qu'ont les civils de rester en dehors du conflit. Ce droit doit être respecté par les parties au conflit ;

- Demandez que des enquête soient ouvertes sur toutes les atteintes aux droits humains dont ont été victimes des membres de la communauté de paix de San José de Apartadó, et que les responsables soient traduits en justice ;

- appelez les autorités colombiennes à prendre toutes les mesures nécessaires, en accord avec les personnes en danger, pour assurer la sécurité de ces dernières.


Enfants de la communauté de paix de San José de Apartadó (Colombie).

© DR




BIRTUKAN MIDEKSA, ÉTHIOPIE


Birtukan Mideksa, une dirigeante d'un parti d'opposition, purge une peine d'emprisonnement à perpétuité dans la prison de Kaliti, à Addis-Abeba. Amnesty International considère cette femme comme une prisonnière d'opinion, arrêtée pour le simple fait d'avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et d'association.

Elle a été accusée de trahison, entre autres charges, reconnue coupable et condamnée à la prison à vie, à la suite de manifestations contestant les résultats d'élections, en juin et en novembre 2005. Elle avait été graciée et remise en liberté en juin 2007, après avoir passé plus de dix-huit mois en prison. En décembre 2008, elle a été de nouveau arrêtée parce qu'elle avait fait une déclaration au sujet de sa grâce alors qu'elle se trouvait à l'étranger. Lorsqu'elle est rentrée en Éthiopie, le ministère de la Justice a annulé la grâce qui lui avait été octroyée et rétabli la peine de réclusion à perpétuité prononcée à l'origine.


Veuillez écrire à :

Karel de Gucht

European Commissioner for Humanitarian and Development Aid

Berlaymont 10 / 165

1049 Bruxelles

Belgique



- exprimez votre préoccupation concernant la nouvelle sentence de prison à vie imposée à Birtukan Mideksa à la suite de sa nouvelle arrestation en décembre 2008 ;

- exhortez-le à utiliser tous les moyens diplomatiques pour encourager le gouvernement éthiopien à libérer Birtukan Mideksa immédiatement et sans condition.


Birtukan Mideksa

© Amnesty International




LES HAMEAUX DE HUMSA ET HADIDIYA, DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS


Des familles palestiniennes vivant dans les hameaux de Humsa et de Hadidiya, dans la vallée du Jourdain (Cisjordanie), une partie des territoires palestiniens occupés, sont quotidiennement menacées d'expulsion par l'armée israélienne. Ces gens ne peuvent pas circuler librement et se voient refuser l'accès à l'eau et aux terres dont ils ont besoin pour survivre.

Ces expulsions font partie d'un schéma continuel de discrimination, dans lequel les maisons palestiniennes sont détruites tandis que des dizaines de colonies israéliennes, illégales au regard du droit international, sont construites et développées sur le territoire palestinien occupé, et bénéficient de ses ressources naturelles.


Veuillez écrire à :

Benjamin Netanyahu

Prime Minister

Office of the Prime Minister

3 Kaplan Street

Hakirya

Jérusalem 91950

Israël

Fax : 972 2 566 4838, 972 2 649 6659

Courriel : bnetanyahu@knesset.gov.il

Formule d'appel : Dear Prime Minister, / Monsieur le Premier ministre,


- dites-vous inquiet à l'idée que les habitants des villages de Hadidiya et de Humsa risquent de voir leurs habitations détruites et d'être expulsés de la zone ;

- demandez l'annulation immédiate de toutes les ordonnances de démolition et d'expulsion, la fin des discriminations et du harcèlement, et la restitution des biens confisqués.


L'armée israélienne détruit des habitations et des enclos appartenant à quatre familles palestiniennes (Cisjordanie, territoires palestiniens occupés, 6 février 2008).

© Amnesty International




LA SOLIDARITÉ, ÇA MARCHE !

« Je sais qu'il est essentiel de ne pas se sentir seul.Ces encouragements, cette force et ce soutien[...], on les retrouve dans les milliers de lettres de solidarité que nous adressent ces gens merveilleux qui forment Amnesty International. »

Jorge Velásquez, de nationalité guatémaltèque, a fait campagne pour que les assassins de sa fille, Claudina Velásquez, âgée de dix-neuf ans, soient identifiés et traduits en justice. Les participants de l'action de 2006 lui ont envoyé des lettres de soutien.


LE MILITANTISME, ÇA MARCHE !

« Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma profonde gratitude pour votre soutien dans ces moments difficiles.Les cartes que vous avez envoyées ont réconforté des milliers de femmes du Nord-Kivu qui avaient perdu tout espoir. »

Justine Masika Bihamba, coordonnatrice au sein de l'ONG Synergie des femmes contre les violences sexuelles (République démocratique du Congo). Les participants de l'action de 2008 lui ont envoyé des lettres de soutien.




PASSEZ À L'ACTION !


Participez à l'action Écrire pour les droits d'Amnesty International, du 5 au 13 décembre 2009.


  • Faites-le seul ou prenez part à l'une des séances d'écriture de lettres organisées à travers le monde. Pour obtenir des détails, prenez contact avec un bureau d'Amnesty International près de chez vous, via www.amnesty.org.


  • Organisez un événement pour la Journée des droits de l'homme et invitez les gens à se réunir et à agir. Parlez des personnes citées dans l'action de 2009 sur votre blog, ou dans des réseaux sociaux.




Amnesty International est un mouvement mondial regroupant 2,2 millions de personnes dans plus de 150 pays et territoires qui luttent pour mettre fin aux atteintes graves aux droits humains.

La vision d'Amnesty International est celle d'un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans d'autres textes internationaux relatifs aux droits humains.

Essentiellement financée par ses membres et les dons de particuliers, Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique, de toute puissance économique et de toute croyance religieuse.


How you can help

AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE