تقرير منظمة العفو الدولية لعام  2013
حالة حقوق الإنسان في العالم

3 يوليو 2009

Le Premier ministre népalais doit s'engager à combattre les disparitions forcées

Le Premier ministre népalais doit s'engager à combattre les disparitions forcées
Des représentants d'Amnesty International ont rencontré le Premier ministre népalais, Madhav Kumar Nepal, mercredi 1er juillet. Ils l'ont appelé à ratifier un traité relatif aux droits humains qui vise à combattre les disparitions forcées.

La délégation de la section népalaise d'Amnesty International, a, au nom de la Coalition internationale contre les disparitions forcées, remis au Premier ministre des milliers de lettres l'exhortant à ratifier ce traité.

« Des milliers de personnes ont été soumises à une disparition forcée au Népal, et leurs proches et amis, qui ne savent pas ce qu'il est advenu d'eux, vivent dans l'angoisse, a expliqué Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie et Océanie d'Amnesty International. Des mesures efficaces doivent être prises d'urgence pour combattre l'impunité dont bénéficient ceux qui ont commis de graves violations des droits humains dans le pays. »

Cette entrevue avec le Premier ministre a eu lieu plus de deux ans après que la Cour suprême du Népal a rendu, le 1er juin 2007, une décision marquante en estimant que le système juridique népalais ne disposait pas des outils nécessaires pour faire face aux milliers de cas de disparitions.

La Cour suprême avait alors ordonné au gouvernement népalais de modifier la loi sur la base de la Convention contre les disparitions forcées adoptée en 2006 par les Nations unies, et de créer une commission chargée d'enquêter sur les cas de disparition forcée signalés dans le passé.

Deux années se sont depuis écoulées et la législation n'a pas été modifiée ; la loi portant création d'une commission d'enquête, qui a été mal conçue, est toujours en cours d'examen devant le Parlement.

Pendant la guerre civile qui s'est déroulée au Népal entre 1996 et 2006, Amnesty International a rassemblé des informations sur des milliers de cas de civils victimes d'homicides, de disparitions forcées ou de torture. Ces crimes, ainsi que d'autres violations des droits humains, ont été commis par l'armée, la police et les forces maoïstes.

Plus de deux ans après l'adoption d'un accord de paix global, pas un seul des responsables présumés de ces crimes odieux, qu'ils aient été commis par les forces de sécurité ou par des membres du Parti communiste népalais (PCN) maoïste, n'a encore été traduit devant les tribunaux. Les victimes continuent d'attendre justice et réparation.

En mai 2009, le Népal a connu une nouvelle crise politique : le Premier ministre Pushpa Kamal Dahal a démissionné après que le président eut refusé de limoger le chef des armées. Depuis, l'Assemblée constituante a élu Madhav Kumar Nepal, du Parti communiste népalais (Union marxiste-léniniste), au poste de Premier ministre, et un nouveau gouvernement a été formé.

« Il est essentiel que ces récents événements politiques ne retardent pas davantage encore la mise en place des mesures concrètes qui permettront de mettre fin à l'impunité au Népal, a déclaré Amnesty International. L'organisation a demandé instamment au nouveau gouvernement de ratifier le traité et de prendre les autres mesures nécessaires pour que les victimes sachent la vérité et obtiennent justice et réparation, et pour empêcher que d'autres crimes ne soient commis.

La Convention contre les disparitions forcées, adoptée en 2006 par l'Assemblée générale des Nations unies, représente l'aboutissement d'un long effort, mené par de nombreuses familles de disparus, des organisations non gouvernementales (ONG) et des gouvernements, pour faire face au problème persistant des disparitions forcées au moyen du droit international.

La Convention est considérée comme un outil efficace visant à prévenir les disparitions forcées et, lorsque de tels crimes sont commis, à faire émerger la vérité et à garantir que les responsables seront sanctionnés et que les victimes et leur famille recevront réparation.

« Alors que de nombreuses "disparitions" continuent d'avoir lieu à travers le monde, l'entrée en vigueur, la ratification et l'application effective de la Convention doivent être considérées comme une priorité par la communauté internationale et l'ensemble des pays, en particulier par les pays, comme le Népal, dont l'histoire est marquée par des disparitions forcées », a souligné Madhu Malhotra.

للمزيد من المعلومات

Le Népal doit s'engager à mettre fin à l'impunité (appel à l'action, 4 juin 2009)
Justice pour les victimes de la guerre civile au Népal !
(nouvelle, 1er mai 2009)
Le gouvernement népalais n'apporte aucune protection aux défenseures des droits des femmes (nouvelle, 10 avril 2009)
La question de la persistance de l'impunité abordée avec le président népalais et la haut-commissaire aux droits de l'homme (nouvelle, 17 mars 2009)

موضوعات

حالات الاختفاء وعمليات الاختطاف 
الإفلات من العقاب 

البلد

نيبال 

المنطقة

آسيا والباسيفك 

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